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L’emploi en agriculture Québec en 2014

pousse

Bien que mal connu de la population, le secteur agroalimentaire constitue un pilier qui stabilise l’économie du Québec et insuffle de la vitalité dans ses régions. Une tendance qui ne s’inversera pas de sitôt.

La transformation alimentaire est un secteur stable, peu sensible aux fluctuations économiques, selon Lise Perron, directrice générale du Comité sectoriel de main-d’œuvre en transformation alimentaire. «Nous continuerons toujours de manger, alors des emplois sont créés», dit-elle. Les techniciens au contrôle de la qualité, les chimistes en alimentation et les électro­mécaniciens, entre autres, sont particulièrement recherchés.

En agriculture, environ la moitié de la main-d’œuvre est issue de la famille des producteurs, note Hélène Varvaressos, directrice générale ­d’AGRIcarrières, le Comité sectoriel de main-d’œuvre de la production agricole. «Mais les besoins en travailleurs sont grands parce que le nombre de fermes tend à diminuer, et celles qui restent sont plus grosses.» Ceux-ci s’avèrent difficiles à recruter, notamment­ parce que les exploitations se trouvent dans les régions rurales et que certains hésitent à se déplacer. Les productions laitières, porcines et horticoles, les sous-­secteurs qui embauchent le plus, manquent cruellement d’ouvriers, de superviseurs et gérants de ferme, de mécaniciens et de technologistes agricoles.

Grâce à la machinerie à la fine pointe de la technologie, le travail est moins exigeant physiquement qu’autrefois.

Où travailler

Près de la moitié des entreprises de ­transformation ­alimentaire se situe en périphérie de Montréal (Montérégie, Laval, Lanaudière, Laurentides). On trouve aussi de fortes concentrations dans les régions de Québec et Chaudière-Appalaches.

Des régions qui recrutent

Relève

Les métiers de la transfor­mation alimentaire sont mal connus, ce qui nuit au recrutement, selon Lise Perron. L’âge moyen des agriculteurs québécois est de 51 ans. Si les fermes ont longtemps été transmises d’une génération à l’autre, c’est moins fréquent de nos jours. Pour la relève, le coût élevé des exploitations, surtout laitières et porcines, peut représenter un frein.

«De plus en plus, les producteurs concluent des ententes avec un employé, par exemple pour lui transférer la ferme graduellement. L’État offre aussi de l’aide», mentionne Hélène Varvaressos. On compte entre 600 et 800 transferts de fermes par année. Il en faudrait 1 000 pour maintenir le nombre de fermes au Québec.

Portrait statistique

L’industrie de la transformation alimentaire compte environ 2 000 entreprises, dont 90 % sont des PME, qui embauchent près de ­65 000 personnes. Les secteurs dominants sont ceux de la fabrication de produits de viande (18 125 travailleurs), de la boulangerie (13 235) et des produits laitiers (9 720). Du côté de l’agriculture, le Québec compte un peu moins de 30 000 fermes et près de 60 000 salariés.

Tournée des secteurs

Les secteurs d’emploi à surveiller en 2014


Cet article est tiré du guide Les carrières d’avenir 2014.

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