Profiteurs, arrivistes, cupides prêts à tout, les épithètes
ne manquent pas pour qualifier les amoureux avoués du dieu dollar.
Dans une société marquée au fer rouge par la culpabilité
judéo-chrétienne, où l’argent était
il n’y a pas si longtemps encore assimilé au péché
et aux Anglais, il n’est pas bien vu d’associer argent et
travail. En ce qui concerne nos choix professionnels, on préfère
évoquer la «réalisation» personnelle, l’épanouissement,
la vocation… C’est plus avouable. Mais est-ce sincère?
Quelques courageux confrontent le tabou du salaire pour nous parler
de piastres et admettre que l’argent peut aussi faire le bonheur.