Rapide et flexible, le transport par camion a conquis au fil des ans
la majorité des expéditeurs de marchandises. Mais train,
bateau et avion aimeraient bien récolter une meilleure part du
gâteau…
Ils sont 50 000 camions à sillonner les routes du Québec,
et leur importance croît sans cesse. Le train, deuxième mode
de transport le plus utilisé au pays, tire son épingle du
jeu en assurant 16 % des échanges avec nos voisins du Sud,
alors que le transport maritime, qui ne récolte que 2 % des expéditions
vers les États-Unis, arrive bon dernier, derrière le pipeline
et l’avion.
Souplesse, rapidité et fiabilité à coûts compétitifs :
voilà ce qui a permis au camionnage de gagner du terrain durant
les dernières décennies. «Auparavant, on considérait
que le camionnage était avantageux pour des distances allant jusqu’à
500 kilomètres. On parle maintenant de 1 200 kilomètres»,
signale le coordonnateur du Comité interrégional pour le
transport des marchandises, Guy Raynault. L’abandon de certaines
lignes ferroviaires secondaires, de même que la réorganisation
de la production et de la distribution à l’échelle
du continent ont également contribué à cette situation.