Navigation des articles

melissa-guillemette

John Stokes, un ange qui joue dur

John Stokes

Jonh Stokes Photo : Eva Blue

Le mentor John Stokes s’intéresse surtout à la définition du message des entreprises en développement. Il n’hésite pas à user de mots durs lorsque nécessaire.

C’est par hasard qu’il est entré dans le monde des technologies, en travaillant aux ventes d’une compagnie de photocopieurs. John Stokes est finalement devenu un spécialiste du démarrage d’entreprises liées au Web, à la téléphonie mobile et aux médias numériques.

Né en Angleterre, John Stokes s’envole pour la Nouvelle-Zélande dès la fin de ses études universitaires en science du sport et déniche cet emploi de vendeur chez Xerox. Il est ensuite recruté par la compagnie de téléphonie mobile BellSouth, qui veut s’installer en Nouvelle-Zélande. «J’ai eu beaucoup de responsabilités et ça m’a donné une idée de ce à quoi ça peut ressembler de participer à une startup.» Il a adoré ça.

C’est à ce moment, vers la mi-vingtaine, qu’il met le soccer de côté – il jouait alors au niveau professionnel –, pour réfléchir avec ses amis pendant des heures à ce genre de question : «Quelle entreprise nous permettrait de faire assez d’argent pour acheter un gros bateau?», à moitié à la blague.

Les affaires le mènent ensuite de l’Afrique du Sud à l’Australie en passant par l’Asie. Partout, il fait progresser des entreprises, les siennes ou celles de ses patrons. Quand il en reparle aujourd’hui, le mentor glisse un «On avait enregistré des revenus de 25 millions la première année» ou «14 millions en 9 mois», de temps à autre!

Au début de la trentaine, John Stokes trouve son compte dans le rôle d’ange investisseur. «Je n’ai jamais été celui qui avait les meilleures idées, mais je sais reconnaître les bonnes idées des autres.» La preuve, lors d’un voyage d’affaires en Australie pour y vendre une idée prometteuse, il l’a finalement abandonnée pour investir dans un projet similaire, mais meilleur, d’un autre entrepreneur rencontré là-bas. «Nos idées sont toujours relatives aux idées des autres», a retenu John Stokes.

Arrivé à Montréal il y a un peu plus de cinq ans pour suivre sa flamme, une Québécoise, il participe à un Tech Breakfast dans le but d’élargir son réseau. «C’est là que j’ai réalisé que je devais poursuivre comme ange investisseur. J’ai rencontré plein de gens qui avaient des idées, mais pas l’expérience et l’argent pour les réaliser.» C’est ce qu’il offre d’abord chez Montreal Start Up, qu’il fonde, et ensuite au fonds d’investissement Real Ventures, dont l’équipe est derrière FounderFuel.

John Stokes, habitué des accélérateurs d’entreprises, estime que son rôle est de défier les participants du programme, «pour qu’ils comprennent combien ils doivent être bons pour réussir». Comme dans le monde du soccer, en affaires, c’est «no pain, no gain!» affirme-t-il. Pas de douleur, pas de gain.

Quelques équipes ont goûté à cette médecine. Le mentor n’y est pas allé avec le dos de la cuillère pour critiquer leur travail. «Mais quand j’en viens à la méthode dure, c’est que j’ai essayé toutes les autres techniques avant pour leur faire comprendre quelque chose. Je les défie pour qu’ils se mettent au défi eux-mêmes.»

John Stokes, en bon businessman, rappelle qu’il gagne aussi beaucoup en étant mentor. «Écouter les autres mentors réagir aux projets des participants, ça aide à comprendre leur vision en affaires.» Des collègues avec qui il peut ensuite réaliser de nouveaux projets!

Conseils aux jeunes entrepreneurs

  • Trouve les bonnes personnes avec qui travailler. N’importe quelle entreprise couronnée de succès a été mise sur pied par plus d’une personne.
  • Cherche des personnes qui n’aiment pas ton idée d’entreprise. N’essaie pas de les convaincre; écoute plutôt ce qu’elles ont à te dire.
  • Deviens un vendeur. Assure-toi que ton message est clair.
  • Sois prêt à entreprendre un long voyage de trois à cinq ans, peut-être même plus.

Lectures

Blogues

  • Both Sides of the Table, par Mark Suster – «Pour comprendre la relation entre l’investisseur et l’entrepreneur.»
  • AVC by Fred Wilson, par Fred Wilson – «Pour comprendre la vision de l’investisseur.»


 FounderFuel, accélérateur d'entreprisesBanque de développement du Canada - BDC - Capital de risque

Sur le même sujet

commentez@jobboom.com

Partager