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La recette de base de la conciliation travail-famille

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Une variété de mesures permettent d’avoir une meilleure conciliation travail-famille. Certaines d’entre elles ont fait leurs preuves au cours des dernières années.

Horaires variables

La flexibilité des horaires de travail est la plus populaire des mesures, constate Marianne Roberge, consultante en conciliation travail-famille et présidente de la firme KOEVÄ, à Saint-Romuald. «Cela permet d’organiser son horaire de travail en fonction de ses obligations familiales et personnelles, tout en tenant compte des contraintes de l’entreprise. Par exemple, plusieurs organisations exigent que les employés soient présents entre 9 h et 15 h pour le suivi des dossiers, les rencontres d’équipe, etc. Mais en dehors de cette plage fixe, un employé peut, par exemple,commencer et terminer sa journée plus tôt pour conduire son enfant à la garderie et aller le chercher.»

Semaine de travail comprimée

«Il s’agit de réduire le nombre de jours travaillés, en augmentant la durée du travail quotidien, poursuit la conseillère. Par exemple,on travaille quatre jours par semaine, à raison de neuf heures par jour.»

Emploi partagé

Le travail partagé volontaire est une autre mesure qui gagne en popularité, note Guylaine Deschênes, consultante en ressources humaines et auteure du livre L’art de concilier le travail et la vie personnelle. «Cette mesure permet, par exemple, à un parent de jeunes enfants d’être jumelé à un autre travailleur, comme un futur retraité, pour partager un poste à temps plein.»

Télétravail

«Après un rendez-vous chez le pédiatre avec son enfant, lorsqu’on le reconduit à l’école, il peut être plus pratique d’entamer sa journée de travail à la maison», illustre Marianne Roberge. Avec le télétravail, l’employé peut accomplir ses tâches professionnelles à domicile ou à partir d’un bureau satellite. Selon l’entente avec l’employeur, le télétravailleur utilise cette formule à temps plein, à temps partiel ou encore de façon occasionnelle.

Congés familiaux et personnels

Des entreprises vont au-delà des congés prescrits dans les normes du travail en offrant des congés supplémentaires, rémunérés ou non. Ainsi, l’employé peut bénéficier de congés s’il doit s’absenter pour des obligations liées à la garde, à la santé ou à l’éducation de son enfant ou pour des soins donnés à un membre de sa famille.

D’autres proposent des congés sans solde ou des congés autofinancés. «Par exemple, pour s’offrir un congé d’un an, l’employé sera payé à seulement 80 % de son salaire pendant quatre années. Les sommes retenues sur sa paye lui seront remises lors de son congé», expose Guylaine Deschênes. Parfois, le salarié dispose d’une banque d’heures supplémentaires non rémunérées qu’il peut utiliser en temps pour la famille.

Planification des vacances

Des employeurs aident aussi à planifier le calendrier estival pour tenir compte des vacances du conjoint et des disponibilités de la gardienne ou des camps de jour. «Pour que leurs employés puissent organiser plus facilement leur été, de plus en plus d’entreprises leur permettent de morceler leurs vacances, par exemple, en deux parties égales, constate Marianne Roberge. Ces dates de vacances sont connues à l’avance et l’ancienneté n’est plus le seul critère pour les répartir au sein des troupes.»

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