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Immigration : 4 obstacles à surmonter en recherche d’emploi

Travailleur immigrant en recherche d'emploi

Photo : Nantpipat Vutthisak / Shutterstock

Il n’est pas facile pour les nouveaux arrivants de se démarquer à leur arrivée au Québec. L’étiquette d’immigrant fait souvent ressortir toutes sortes de stéréotypes… qu’il est toutefois possible de briser! Voici quelques astuces pour contourner quatre obstacles fréquemment rencontrés par les travailleurs immigrants en recherche d’emploi.

1. La langue

L’employeur peut craindre que vous ne parliez ni le français, ni l’anglais. Encore plus si vous écrivez sur votre CV que vous venez de compléter votre cours de francisation!

Que faire?
Bien que vous soyez très fier d’avoir réussi cette formation, il vaut mieux éviter de la mentionner sur votre CV. L’employeur pourrait penser que votre français laisse toujours à désirer s’il voit que vous avez eu besoin d’un cours d’appoint. Il vaut mieux laisser l’employeur évaluer par lui-même votre niveau de français.

Si vous avez fait vos études en français ou en anglais dans votre pays d’origine, pourquoi ne pas l’inscrire sur votre CV? Vous pourriez l’insérer près de la mention d’équivalence du ministère de l’immigration, de la diversité et de l’Inclusion (MIDI) obtenue. C’est une preuve bien concrète que vous parlez le français ou l’anglais.

Le petit plus
Faites relire votre lettre de présentation par une personne francophone (comme un voisin, le parent d’un ami de votre enfant, etc.) pour vous assurer qu’elle soit rédigée dans un bon français.

2. La formation

Les employeurs se demandent souvent si une formation suivie à l’étranger est à la hauteur de celle offerte ici.

Que faire?
L’ajout des cours de perfectionnement effectués au Québec à votre CV démontre l’étendue de vos connaissances et permet aux employeurs de bien cerner votre profil de formation. Nommez les entreprises et les centres de formations où vous les avez suivis, en utilisant leur nom complet plutôt que les abréviations. De plus, décrivez brièvement, dans votre lettre de présentation, ce que vous avez appris durant vos études.

Le petit plus
Comparez votre CV et votre lettre de motivation à ceux de personnes qui ont le même diplôme que vous. Si vous n’en connaissez pas, contactez une entreprise où vous aimeriez vraiment travailler et demandez si un recruteur pourrait vous accorder quelques minutes pour regarder votre CV. Je vous le dit, ça se fait!

3. Le salaire

Les immigrants arrivent souvent au pays avec un bon diplôme en poche et plusieurs années d’expérience dans de grosses boîtes… Voilà qui a de quoi effrayer un employeur!

Que faire?
Mes clients me demandent souvent s’ils doivent omettre de dire qu’ils ont été, par exemple, directeur de banque, pour éviter de paraître surqualifié. Comme on ne veut pas mentir, il est préférable de l’ajouter au CV; de toute façon, un trou dans votre parcours ne serait pas mieux.

Pour éviter de paraître surqualifié (et donc trop cher à payer), vous pouvez par exemple changer votre titre de directeur pour un titre plus générique, comme celui de coordonnateur.

Le petit plus
Appelez un employeur potentiel pour lui demander si votre candidature l’intéresse. Dites, par exemple : «J’ai 8 ans d’expérience comme directeur de banque, mais je suis un nouvel arrivant. J’aimerais vous faire profiter de mes connaissances tout en apprenant comment les banques québécoises fonctionnent. J’ai vu que vous cherchiez quelqu’un qui a deux ans d’expérience au service à la clientèle. Puis-je vous envoyer mon CV quand même?»

4. L’expérience québécoise

La fameuse question «Avez-vous de l’expérience au Québec?» effraie bien des nouveaux arrivants. Il faut bien commencer quelque part! Les employeurs préfèrent généralement embaucher une personne immigrante qui est déjà bien intégrée au Québec.

Que faire?
Premièrement, il vaut mieux éviter de se présenter en disant : «Chez nous, j’ai fait…». Votre expérience est en vous, elle n’est pas attachée à votre pays! Si vous avez suivi une formation en arrivant au Québec, elle peut également être présentée comme étant une expérience locale.

Ensuite, faire du bénévolat est toujours une bonne idée. Il y a beaucoup de possibilités dans les organismes communautaires. Ne cherchez toutefois pas à faire du bénévolat dans une entreprise commerciale privée, car c’est illégal.

Le petit plus
Vous pouvez faire appel aux agences de placement pour faciliter votre recherche d’emploi. Il y en a beaucoup et dans tous les domaines. Vous trouverez la une liste des agences au Québec sur le site agences-de-placement.ca
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Jessica Ramhormozian

Jessica Ramhormozian est conseillère en emploi chez PME-MTL Centre-Ouest. Elle encourage le réseautage et autres méthodes hors du commun afin de permettre aux candidats de se distinguer sur le marché du travail compétitif à Montréal. Dynamique, elle aime raconter des histoires, rire et boire du thé.

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