Il y a un dicton qui dit : ‘Pour savoir l’où on va, il faut savoir d’où l’on vient.’
C’est probablement la raison pour laquelle votre cheminement est considéré révélateur de votre personnalité et de votre potentiel futur pour l’entreprise à laquelle vous postulez.
Il existe plusieurs versions de cette question en entrevue de sélection :
‘Décrivez-moi votre parcours dans les grandes lignes.’
‘Parlez-moi de vos études et de ce qui vous a amené à faire ce choix de programme.’
‘Qu’est-ce qui vous a amené à changer d’emploi en 2014 ?’
Peu importe la formulation, le principe demeure le même. Il s’agit de parler de votre passé et d’en faire ressortir des éléments significatifs.
Pour certains recruteurs, cette question peut même occuper la majeure partie de l’entrevue. Le recruteur utilise alors votre curriculum vitae afin de prendre des notes au fur et à mesure que vous répondrez à ses questions.
Votre cheminement sert alors de toile de fond pour aborder une variété d’aspects reliés à votre candidature.
Ne vous perdez pas dans le labyrinthe de votre vie
C’est lorsqu’un candidat parle de ses expériences passées que je me retrouve le plus souvent à devoir lui couper la parole pour le ramener dans la bonne direction. Les risques sont énormes de vous perdre dans des considérations inutiles et de perdre complètement la notion du temps.
Le piège est que vous allez commencer votre récit par le début de votre cheminement, ce qui représente souvent le moins important de votre parcours (les expériences récentes s’avèrent habituellement les plus pertinentes).
Toutefois, si vous avez déjà utilisé un grand nombre de minutes pour évoquer vos premières années, vous serez obligé de passer la suite (le meilleur) en accéléré, en sentant que le recruteur commence à devenir de plus en plus impatient.
Laissez tomber les préambules inutiles de ce genre :
‘J’ai trouvé cet emploi grâce à un ami. En fait, ce n’était pas vraiment un ami, mais plutôt une connaissance. Je pense que c’était en mai 1987, mais peut-être bien que c’était en juin. Hum… Il faudrait que je vérifie. Mon patron était un homme dans la soixantaine et il avait son bureau au deuxième étage… ‘
Lorsque je coupe un candidat dans son discours en lui demandant ce qu’en gros, il a retenu de son expérience, il arrive qu’il me réponde de manière exaspérée : « Mais j’allais justement y venir ! »
Vous répondez aux questions pour les besoins du recruteur, pas les vôtres. C’est votre travail d’arriver rapidement aux faits.
Les préambules sont peut-être nécessaires pour vous mettre dans le bon état d’esprit pour retracer l’essentiel de votre récit, mais faites cet exercice avant l’entrevue.
Plutôt que d’y aller de manière spontanée, divisez votre récit en plusieurs étapes. Vous pouvez vous allouer une période de temps pour chacune des sections. Pensez à l’avance aux messages clés que vous souhaitez faire ressortir.
Je vous conseille de vous entrainer en utilisant un chronomètre.
Attention aux portes que vous vous apprêtez à ouvrir
Face à un candidat trop nerveux en entrevue, le recruteur peut se servir des questions sur le cheminement pour le mettre à l’aise.
Parler de son passé peut sembler relativement facile pour le candidat, car les propos viennent à l’esprit sans trop d’efforts.
Il peut être encouragé à prendre de plus en plus confiance en lui, si le recruteur met l’accent sur ses forces par des questions de ce genre :
‘Dans cet emploi, de quoi avez-vous été le plus fier?’
‘Comment avez-vous fait pour apprendre aussi rapidement le service à la clientèle ?’
Lorsque le candidat gagne en assurance, le recruteur peut poursuivre avec d’autres questions. La glace est brisée.
Toutefois, si cette question peut sembler sécurisante de prime abord, elle comporte aussi de nombreux pièges. Le candidat se sentant maintenant en contrôle de l’entrevue, il sera moins sur ses gardes.
Par exemple, si vous avez vécu une mauvaise expérience sur laquelle vous n’avez pas envie de vous étendre, le recruteur pourrait chercher à en savoir plus en vous posant une série de questions.
Certaines questions peuvent sembler anodines au départ, mais vont vous amener tranquillement sur un terrain glissant. Le recruteur se sert des éléments que vous lui donnez pour formuler de nouvelles questions qui s’avèrent toujours plus spécifiques.
‘Décrivez-moi la personnalité de votre patron. Au quotidien, à quoi ressemblait votre relation ?’
‘Vous dites que votre patron était parfois colérique. Pouvez-vous me donner des exemples. Est-ce qu’il a déjà été en colère contre vous ?’
‘J’aimerais que vous me parliez du moment où vous avez décidé de quitter votre emploi. Quel a été le déclencheur ? Pouvez-vous me résumer la conversation que vous avez eue alors avec votre patron ?’
Si votre réponse s’avère trop vague, le recruteur se doutera que vous êtes mal à l’aise et que vous ne souhaitez pas vraiment en dire plus. Il présumera alors peut-être que l’information camouflée est une faille dans votre candidature.
D’autant plus, si vous avez été en mesure de fournir des réponses détaillées aux questions précédentes qui servaient alors à vous mettre en valeur.
L’art de bien vous préparer
Je suis souvent étonné de constater à quel point certains candidats que je rencontre en entrevue, n’anticipent pas les questions que je peux leur poser et ne sont pas préparé à raconter leur récit.Ils se retrouvent donc soit à se perdre dans des propos inutiles ou encore obligé d’aborder des aspects plus difficiles de leur parcours, sans à n’avoir aucune stratégie en tête.
Si cet emploi vous tient à cœur, mettez toutes les chances de votre côté et faites-vous aider pour préparer votre entrevue. Cela peut être un ami ou un professionnel.
Racontez-lui votre parcours et demandez-lui de vous poser des questions en empruntant différentes directions.
C’est une chose de connaître votre cheminement, mais c’en est une autre de savoir bien le raconter.
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