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L’esprit du Brésil à Montréal

Rosa Santos

Rose Santos
Photo : Divertissement QueBra

À l’approche du Salon de l’immigration et de l’intégration au Québec, Jobboom rencontre des travailleurs venus d’ailleurs au parcours inspirant. Une entrepreneure d’origine brésilienne qui a trouvé une façon de partager sa culture nous a accordé cette entrevue.

Rose Santos, 36 ans et mère de deux jeunes enfants, a lancé son entreprise Divertissement QueBra (pour Québec et Brasil) il y a cinq ans. Son équipe présente des spectacles de danse brésilienne dans des soirées corporatives, des levées de fonds, des festivals (comme le Festival international de jazz de Montréal), des galas et des mariages, vêtue de flamboyants costumes de carnaval, sur des airs de samba.

Qui aurait cru que cette ancienne employée de bureau au Brésil enflammerait un jour les planches québécoises?

JOBBM : Pourquoi êtes-vous venue au Québec?
Rose Santos : J’avais 24 ans et un bon emploi dans les bureaux de Wal-Mart au Brésil, mais je sentais que, pour progresser dans l’entreprise, je devais améliorer mon anglais. Je suis venue au Québec pour pratiquer cette langue pendant un mois, et j’ai finalement réalisé que j’y apprendrais aussi le français! C’était un deux pour un!

À la fin du mois, j’ai appelé mes parents pour leur dire que je voulais rester un peu plus longtemps pour maîtriser la langue. Je suis tombée en amour avec le Québec et sa diversité culturelle – même s’il fait un peu froid! – et je suis restée depuis. J’ai vraiment trouvé mon chez-moi ici.

  Quel a été votre premier emploi au Québec?
R. S. J’ai travaillé dans deux cafés différents. Un jour, un gars m’a dit que le plus grand joueur de soccer au monde, Pelé, qui est Brésilien, venait au Canada pour un événement. Il cherchait donc quelqu’un pour l’accueillir et l’accompagner au moment de monter sur la scène et a pensé à moi. C’est là que j’ai eu l’idée de faire de la scène mon travail.

  Vous avez alors fondé Divertissement QueBra?
R. S. Quand je parlais de mes origines aux Québécois, ils démontraient beaucoup d’intérêt. La première chose qu’ils me demandaient, c’était : «Sais-tu danser»? Ils étaient fascinés par le Carnaval de Rio. J’avais le désir de montrer ma culture aux Québécois sur un plancher de danse.

  Avez-vous un conseil pour les nouveaux arrivants au Québec?
R. S. En général, les titres [d’emploi] ont peu d’importance ici. Peu importe ce que vous faites, si vous le faites bien, vous serez respecté. Alors si vous étiez avocat dans votre pays, mais que votre passion, c’est la pâtisserie, n’hésitez pas à changer de carrière!

Aussi, immergez-vous dans la culture québécoise et réseautez le plus possible.

  Avez-vous appris facilement le français?
R. S. Même si c’est une langue latine comme le portugais, ce n’était pas évident pour moi.

J’ai suivi des cours de francisation pendant neuf mois au cours de la dernière année pour m’améliorer. J’avais hésité à le faire depuis mon arrivée au Québec, parce que j’avais peur de ne pas être bonne.

Mais j’ai tellement appris en francisation! J’ai réalisé que j’aurais dû faire ces cours dès mon arrivée.

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