Navigation des articles

equipe-jobboom

Du Sénégal à Valleyfield

Ndiaga Niang

Ndiaga Niang

À l’approche du Salon de l’immigration et de l’intégration au Québec, Jobboom rencontre des travailleurs venus d’ailleurs au parcours inspirant. Un Sénégalais d’origine qui a posé ses valises à Salaberry-de-Valleyfield raconte son histoire.

Ndiaga Niang, 30 ans, est coordonnateur en assurance qualité dans une entreprise qui usine des pièces pour l’industrie aéronautique à Salaberry-de-Valleyfield. Après des études en chimie au Sénégal, une maîtrise en gestion de la qualité en France et une année et demie d’expérience sur le marché du travail français, c’est au Québec que le jeune diplômé a choisi de faire carrière, il y a près de quatre ans.

JOBBM : Pourquoi êtes-vous venu au Québec?
Ndiaga Niang : Un ami avec qui j’avais étudié à l’université en France était venu ici. Il m’a parlé des possibilités d’emploi et m’a expliqué le processus d’immigration. En France, le marché était vraiment saturé, c’était difficile pour les jeunes diplômés. Ici, même si je n’avais pas beaucoup d’expérience, j’étais convaincu que je pourrais trouver un emploi.

  Et pourquoi avoir choisi Salaberry-de-Valleyfield?
N. N. Au début, je suis allé chez mon ami à Montréal. Au bout de deux mois et demi, on m’a proposé un contrat à Salaberry-de-Valleyfield et j’ai dit oui. Pour moi, l’important était de travailler dans mon domaine, alors j’étais prêt à bouger. Je n’avais pas de limite géographique.

Les immigrants ont tendance à focaliser sur Montréal, souvent parce qu’ils y connaissent des gens. Il y a pourtant des opportunités intéressantes dans les autres régions.

  Quel conseil donneriez-vous à un nouvel arrivant?
N. N. Quand je suis arrivé, j’ai suivi une formation de trois semaines dans un organisme de recherche d’emploi. Je n’ai pas beaucoup appris sur la recherche d’emploi en tant que tel, parce que j’avais déjà eu à faire de telles recherches en France, mais j’ai beaucoup appris sur la culture du travail ici : comment faire son CV, comment se présenter ou comment interpréter les questions d’entrevue. Ça m’a beaucoup aidé.

  Avez-vous remarqué des particularités dans le monde du travail québécois?
N. N. En comparaison avec l’Europe, on travaille un peu plus ici. Ma semaine fait 40 heures. En ce qui concerne le travail, c’est pratiquement pareil.

Aussi, je trouve que le processus d’entrevue est plus poussé ici qu’en France : il est davantage basé sur l’expérience que les références, d’après ce que j’ai vu. Mais peut-être est-ce simplement parce que mon expérience de travail avait été acquise hors du pays qu’on m’a posé des questions supplémentaires.

  Êtes-vous installé au Québec pour de bon?
N. N. Je retournerai peut-être au Sénégal un jour, à long terme, mais pas en Europe. Pour l’instant, je me concentre pour acquérir le plus d’expérience possible.

À lire également :

Partager