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Formation gagnante : montage de lignes électriques

«J’ai choisi ce métier pour pouvoir bouger et travailler au grand air! J’aime grimper dans les hauteurs et braver les intempéries…», raconte Vincent Fauteux, monteur de lignes et professeur au Centre de formation en montage de lignes, près de Lévis. Un emploi pour passionnés, qui ne souffrent surtout pas du vertige!

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Rôle et tâches

Le monteur de lignes construit, entretient et répare des lignes électriques de transport, de distribution, selon des plans préparés par les ingénieurs. Ce sont ces professionnels qui déterminent quel type de pylône sera utilisé selon sa fonction et le lieu où il sera installé.

«Je peux, par exemple, avoir à ériger un pylône en métal sur une base de béton. Dans ce cas, je procède à l’assemblage des pièces au sol, et j’élève la structure en montant dans une nacelle hydraulique. Je peux aussi procéder différemment, en ajoutant une pièce après l’autre, et en grimpant au fur et à mesure sur la structure du pylône», explique Vincent.

Puis, il installe au sommet de la structure les équipements, comme des isolateurs, des conducteurs, des coupe-circuits et des transformateurs. «Je pose ensuite les câbles électriques ou la fibre optique, selon les cas.» Vincent s’occupe également de l’entretien et de la maintenance du réseau électrique. «J’aime tout particulièrement chercher et déterminer les causes des pannes, et les réparer de la façon la plus efficace et la moins coûteuse possible», dit-il.

Qualités recherchées

Ce métier réclame une excellente forme physique, de même que de l’agilité et de la souplesse. «Il faut avoir de bons bras, des jambes musclées et un dos solide. La ceinture d’outils qu’on attache à la taille peut peser jusqu’à 30 kilos!» précise Vincent. Grimper dans les hauteurs n’est pas non plus de tout repos : «Dans un pylône, il y a des pièces de métal qui permettent de l’escalader. Mais ce n’est pas le cas pour les poteaux de bois. Dans ce cas, je dois chausser mes bottes à éperons et utiliser la force de mes bras. Une fois au sommet, j’attache le dispositif de sécurité pour éviter les chutes et j’effectue les installations ou les réparations. Je peux avoir à monter et descendre plusieurs fois par jour», dit-il. En plus de devoir rester de longues heures perché en hauteur dans des positions parfois inconfortables, le monteur de lignes subit également les intempéries : pluie, froid, vent, chaleur, etc. Une bonne résistance physique est donc indispensable.

Les poteaux qui permettent le transport de l’électricité mesurent environ 25 mètres et les pylônes jusqu’à 200 mètres. Il ne faut donc pas être sujet au vertige et respecter rigoureusement les règles de sécurité.

Défis et perspectives

«La demande de monteurs de lignes a considérablement augmenté au cours des dernières années, notamment à cause des besoins croissants dans le secteur des télécommunications», explique Christian Grant, enseignant au Centre de formation en montage de lignes. Il ajoute qu’à court terme, beaucoup de monteurs de lignes prendront leur retraite et devront être remplacés, ce qui accentuera encore les besoins de main-d’œuvre dans ce domaine.

Ce n’est cependant pas un métier fait pour tout le monde. «C’est difficile et très exigeant physiquement. Ce qui explique qu’il y a malheureusement encore fort peu de femmes à l’exercer», déplore l’enseignant.

«Les monteurs de lignes se déplacent en équipes. Ils transportent avec eux beaucoup de matériel comme d’énormes bobines de fil électrique et de nombreuses pièces. Par conséquent, le permis de classe 3 qui autorise la conduite d’un camion porteur est souvent apprécié par les employeurs», souligne Christian Grant. 05/09

Horaires et milieux de travail

• Les entreprises de distribution d’électricité, d’entretien des lignes et de télécommunications peuvent embaucher les monteurs de lignes.

• Le monteur de lignes peut travailler de jour, de soir et les fins de semaine.

• La semaine normale de travail compte de 35 à 40 heures, mais on peut avoir à faire des heures supplémentaires dans les cas d’urgence.

• Le monteur de lignes est appelé à voyager partout au Québec et même dans d’autres provinces. Par exemple, lorsqu’une catastrophe comme une tempête de verglas endommage lignes électriques, pylônes et poteaux.

Champs d’intérêt
• aime se dé­penser phy­si­que­ment et tra­vailler en hauteur
• aime faire un tra­vail ma­nuel de­man­dant de la précision
• aime tra­vailler en équipe

Aptitudes
• sou­plesse, équi­libre et ex­cel­lente forme physique
• ca­pa­cité de dis­ci­pline et de res­pect des normes de sécurité
• es­prit de collaboration
• vigilance

Statistiques

Nombre de diplômés 212
Diplômés en emploi 94,9 %
À temps plein 100,0 %
En rapport avec la formation 97,3 %
Aux études 2,5 %
Taux de chômage 2,6 %
Salaire hebdomadaire moyen 1 175 $

Source : La Relance au secondaire en formation professionnelle, MELS, 2011.

Comment interpréter l’information

Pour connaître les établissements qui offrent ce programme, consultez l’Inforoute de la formation professionnelle et technique.

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