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Formation gagnante : gestion et exploitation d’entreprise agricole (Productions végétales)

Sylvain Palardy n’a pas hésité une seconde avant d’entreprendre des études en gestion et exploitation d’entreprise agricole à l’Institut de technologie agroalimentaire, campus de Saint-Hyacinthe. On peut même dire que l’agriculture, il a ça dans le sang. «Je représente la cinquième génération d’agriculteurs dans la famille!»

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Rôle et tâches

Bien avant l’obtention de son diplôme, Sylvain travaillait déjà pour l’entreprise familiale de Sainte-Madeleine. «Aujourd’hui, je suis responsable de la gestion de toutes les opérations sur la ferme. Nous cultivons plusieurs variétés de légumes et de céréales, que nous vendons ensuite à des grossistes et des fruiteries.» Mais au départ, c’est lui qui aura décidé des différentes sortes de cultures, de la date des semailles et de celle des récoltes.

Au boulot dès six heures du matin, le jeune agriculteur prépare l’équipement de la journée (imperméables, gants). Il s’assure du même coup du bon fonctionnement des tracteurs et autre machinerie en attendant l’arrivée de la demi-douzaine d’employés réguliers qui viennent travailler sur les terres.

Enfin, en après-midi, c’est sous l’œil attentif de Sylvain que les multiples tâches (nettoyage et inventaire de la récolte, séparation des commandes et chargement des camions) sont réalisées.

Qualités recherchées

La persévérance semble être le mot d’ordre de l’agriculteur. «Les journées ne sont pas toujours faciles. Il peut faire très chaud ou pleuvoir sans arrêt, mais il ne faut jamais baisser les bras et se décourager», affirme le jeune fermier. Le diplômé doit donc savoir s’adapter au temps qu’il fait.

«Quand vient le moment des semailles à la fin d’avril, les producteurs de grande culture (maïs, soya, etc.) n’ont qu’un mois pour semer, explique François Mercier, coordonnateur du Département de gestion et exploitation d’entreprise agricole au Cégep de Saint-Jean-sur-Richelieu. Compte tenu qu’ils ne peuvent le faire quand il pleut, certains doivent travailler jusqu’à 18 heures par jour pour terminer à temps. Ils doivent constamment ajuster leurs plans et avoir une solution de rechange pour ne pas perdre leur journée de travail. Par exemple, s’ils avaient prévu un arrosage de pesticides et que le vent se lève, les cultivateurs devront occuper leurs ouvriers à d’autres tâches.»

Aimer travailler à l’extérieur et avoir une bonne résistance physique sont aussi des qualités essentielles. La polyvalence est un autre atout. L’exploitant d’une entreprise agricole doit en effet posséder de bonnes connaissances de la culture des végétaux et connaître certains aspects techniques de l’entretien de sa machinerie. Il doit aussi être capable de diriger des ouvriers et d’effectuer la mise en marché de sa récolte.

Enfin, la débrouillardise et l’initiative le serviront bien dans l’expérimentation de nouvelles techniques, comme la façon de semer.

Défis et perspectives

François Mercier affirme que les perspectives d’emploi sont bonnes et que les diplômés n’ont pas de mal à se trouver du travail. Cependant, les métiers liés à l’exploitation d’une entreprise agricole sont de plus en plus exigeants.

«L’exploitant d’une entreprise agricole a le défi de demeurer compétitif tout en respectant les règles environnementales, dit-il. Il existe des normes restreignant la production des cultivateurs et certains d’entre eux sont tentés d’y contrevenir pour rentabiliser leur entreprise…» M. Mercier ajoute que la compétition est forte et que les coûts de production sont en hausse, alors que la mondialisation des marchés a amené une importante baisse des revenus. Les agriculteurs doivent donc produire davantage pour que leur entreprise demeure rentable.

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • Le diplômé peut devenir cultivateur ou prendre la relève de l’entreprise familiale.
  • Il peut aussi être employé par les producteurs de grains et de céréales, les producteurs de grande culture, les producteurs maraîchers, les fournisseurs de produits (semences, engrais, pesticides), les coopératives et syndicats agricoles ou les firmes de consultation agroalimentaire.
  • Le travail se déroule généralement de jour, suivant un horaire variable.
  • La période de pointe se situe d’avril à octobre; c’est le moment de la préparation des sols, des semailles, de l’entretien et des récoltes. Les journées de travail, à cette période, comptent plus de 12 heures.
  • Le travail est au ralenti en janvier et en février. Plusieurs cultivateurs en profitent pour prendre des vacances ou faire réparer leur machinerie. D’autres utilisent leurs tracteurs pour effectuer du déneigement.

Champs d’intérêt

  • aime le travail manuel et l’effort physique
  • aime la nature et les animaux
  • aime le rythme de vie de la ferme
  • aime l’organisation, la gestion

Aptitudes

  • polyvalence, sens de l’organisation et débrouillardise
  • initiative, jugement et leadership
  • sens des responsabilités et de la planification
  • bonne résistance physique et grande capacité de travail (sept jours sur sept)

Statistiques

Nombre de diplômés 17
Diplômés en emploi 57,1 %*
À temps plein 100,0 %
En rapport avec la formation 100,0 %
Aux études 42,9 %
Taux de chômage 0,0 %
Salaire hebdomadaire moyen 617 $


* Ce faible taux d’emploi peut s’expliquer par le pourcentage élevé de diplômés qui poursuivent leurs études (42,9 %).
Source : La Relance au collégial en formation technique, MELS, 2011.

Comment interpréter l’information

Pour connaître les établissements qui offrent ce programme, consultez l’Inforoute de la formation professionnelle et technique.

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