Les salons virtuels :
un concept à découvrir !

Depuis des décennies, les salons et les foires de l’emploi s’imposent comme grand point de rencontre rassemblant, d’un côté, une foule d’employeurs potentiels, et de l’autre, des chercheurs d’emploi motivés. Aujourd’hui toutefois, ces rencontres n’impliquent pas nécessairement un lieu physique. Zoom sur les salons de l’emploi virtuels.

Populaires en Europe, les salons de l’emploi virtuels apparaissent depuis peu de notre côté de l’océan. Désormais, du confort de son chez-soi, un candidat peut naviguer sur une plateforme numérique où des recruteurs sont prêts à recevoir son CV et à répondre à ses questions. En plus, pas besoin d’acheter un nouveau complet ou tailleur pour se présenter à un salon virtuel : pratique !

Pour l’employeur et les recruteurs, l’option virtuelle engendre des économies de temps, de ressources et de matériel. Aucun kiosque à monter et à démonter, aucun dépliant à imprimer… et aucun employé monopolisé pendant plusieurs heures, week-end inclus. Quelques professionnels au bout du clavier, et le tour est joué !

Socialement, on y gagnerait aussi selon les promoteurs des salons virtuels : puisque les participants n’ont pas à utiliser l’auto pour se déplacer, l’empreinte écologique d’un événement virtuel est moindre, bien entendu. En abolissant les contraintes géographiques des salons de l’emploi traditionnels, aucun individu n’est en outre écarté injustement dans le processus de sélection. Si le candidat parfait habite dans une région éloignée — ou de l’autre côté du globe — il a autant de chances de faire ses preuves que les autres !

Humaniser le processus

« Notre métier, c’est de détecter si on a la bonne personne devant soi, dit Denis Arseneau, CRHA, directeur du recrutement de Groupe Perspective Montréal. Cela peut être plus difficile de cerner l’authenticité du candidat sans une rencontre. »

Le professionnel relève un point important : le clavardage en direct est-il suffisant pour conserver l’inestimable aspect relationnel en recrutement ? Selon le volume de candidats, il est néanmoins normal que le processus devienne un peu expéditif dans le contexte de masse d’un salon, qu’il soit physique ou virtuel. Dans les deux cas, on se démarque avantageusement par rapport à l’impersonnel CV laissé dans une boîte de courriels !

Aujourd’hui, les dernières technologies éliminent de plus bien des inconvénients associés au virtuel. Il est tout à fait possible de proposer des rencontres vidéo en plein salon, ce qui permet d’enrichir les échanges en leur intégrant tout le langage corporel et le non-dit. Ce tête-à-tête numérique a une certaine valeur, parfois plus grande que les échanges déplorés comme trop transactionnels des salons de l’emploi.

Bien qu’on ne puisse (pas encore !) évaluer la force d’une poignée de main dans un salon virtuel, on peut plus aisément évaluer les habiletés en communication écrite et la répartie des candidats.

Cela revêt une grande importance, selon M. Arseneau, notamment à cause de la nature des postes souvent visés par les actions de recrutement par le biais des salons : « Il y a beaucoup d’emplois liés au service à la clientèle ou à l’aide au bureau, comme à la réception : il faut être en mesure d’évaluer comment les candidats entrent en contact avec les autres ! »

Filtrer

Selon l’expérience d’Isabelle Horvath dans une campagne de recrutement en ligne via un événement Facebook EN DIRECT (Live), l’anonymat du virtuel ferait en sorte que des candidats traditionnellement réticents à postuler pour un poste pour lequel ils ne sont pas qualifiés n’hésiteraient pas à se délier les doigts derrière le clavier.

Afin d’éviter de perdre un temps précieux dans un échange vain, la chef d’équipe insiste sur l’importance de trier les sollicitations des candidats par une première étape de sélection incontournable : la personne a-t-elle le diplôme essentiel pour cet emploi ?

Comme chercheur d’emploi, on ne devrait pas négliger sa préparation pour un salon virtuel. Quelles entreprises m’intéressent et dans quels postes ma candidature se démarquerait-elle avantageusement ? Un seul clic, et un recruteur est au bout du clavier prêt à nous répondre… encore faut-il savoir quoi lui dire, et le lui communiquer habilement ! Après tout, le but du jeu est toujours le même : obtenir une rencontre en chair et en os !

Le pionnier des salons virtuels au Québec

Depuis 1999, l’Événement Carrières est un incontournable. Sa plateforme virtuelle se veut un complément à l’expérience physique. Visitez la en cliquant ici.

Par Véronique Champagne 

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