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Profession : technologue en productions animales

Francis Lajeunesse est représentant pour la Coopérative des Cantons; il s’occupe du secteur de l’élevage porcin. Même s’il n’est pas issu du milieu agricole, Francis a une véritable passion pour ce secteur dans lequel il a choisi de travailler.

Pour en savoir plus sur cette formation : Carrières d’avenir : Technologie des productions animales

Rôle et tâches

La coopérative pour laquelle Francis travaille regroupe différents producteurs de la région des Canton-de-l’Est. «Nous nous occupons d’élevage porcin, d’élevage laitier et nous avons également un volet consacré au végétal. Je fais partie d’une équipe de six représentants et mon rôle est de vendre, de promouvoir et de prospecter pour le secteur porcin.»

Au-delà de ses responsabilités commerciales, Francis a aussi comme mission d’apporter un soutien technique à ses clients. «Je vérifie avec eux si les conditions de vie des cochons que nous leur vendons sont idéales, explique-t-il. Au besoin, je rectifie la température ou la ventilation. Je conseille l’éleveur en ce qui concerne les programmes alimentaires et la composition des moulées qui sont distribuées aux animaux. Il m’arrive aussi de faire la tournée des fermes avec le vétérinaire lorsqu’on me signale un problème de santé dans un élevage.»

S’il passe une grande partie de son temps sur la route et en visite chez ses clients, Francis doit également faire du travail de bureau pour gérer les aspects administratifs liés à son activité de représentant. «J’effectue quotidiennement le suivi des entrées et des sorties de tous les animaux qui sont à l’engraissement, dit-il. La pouponnière de la coopérative produit environ 44 000 porcelets par année; ça fait des bêtes à surveiller! En général, les tâches administratives me prennent une ou deux heures par jour. J’en fais le matin, à mon arrivée, et le soir avant de partir. Entre-temps, je suis sur la route et je visite des clients. Comme la plupart des représentants, je dois aussi assister à plusieurs réunions chaque semaine et être présent à tous les salons ou colloques ayant un rapport avec le secteur porcin.»

Qualités recherchées

Le technologue en productions animales doit être particulièrement rigoureux dans sa démarche et son analyse des problèmes. «On travaille avec du matériel vivant, dit Francis. Il faut donc faire attention aux décisions qu’on prend, car les conséquences peuvent être assez graves.» Que l’on soit employé en production ou en représentation, que l’on travaille dans une exploitation, une coopérative ou un bureau de contrôle, il faut aimer servir et avoir le goût des contacts humains. «La relation avec les producteurs est très enrichissante, estime Francis. On doit gagner la confiance de nos clients en leur prodiguant de bons conseils.» Le domaine de la production animale exige aussi une certaine disponibilité, de la facilité à utiliser les technologies, un bon sens de l’observation et des responsabilités.

Défis et perspectives

Carole Simon est directrice de l’enseignement à l’Institut de technologie agroalimentaire, campus de Saint-Hyacinthe. Elle considère que leur mission est de former des technologues qui possèdent, en plus de leurs compétences techniques, un sens très poussé du service à la clientèle. «La majeure partie de nos diplômés est en effet appelée à occuper des postes de représentants, explique-t-elle. Pour conseiller les producteurs dans l’achat des produits, ils doivent être aussi à l’aise avec l’aspect technique qu’avec le côté commercial.» Mme Simon a remarqué que le nombre de diplômés qui intègrent chaque année le monde du travail est insuffisant pour répondre aux besoins du marché. Si l’industrie laitière demeure l’employeur numéro un des technologues en productions animales, d’autres secteurs se développent fortement. C’est le cas des élevages porcins et avicoles.

«Selon les conclusions des comités consultatifs auxquels nous participons, en partenariat avec les professionnels de l’industrie agroalimentaire, le principal défi que nos diplômés auront à relever sera de faire baisser les coûts de production pour répondre aux exigences de la mondialisation des marchés, estime Mme Simon. Ils ont d’excellentes perspectives de carrière et peuvent à moyen terme évoluer jusqu’à des postes de direction.» 03/01

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • Les diplômés sont employés comme représentants par les coopératives ou les entreprises d’alimentation.
  • Ils peuvent travailler dans les grosses unités de production laitière, porcine ou avicole.
  • Ils sont aussi embauchés par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec.
  • Les milieux de travail, dans ce domaine, peuvent être bruyants et odorants.
  • Les horaires de bureau des représentants peuvent varier.
  • Il est possible de travailler le soir et les fins de semaine.


Champs d’Intérêt

  • aime les animaux et l’agriculture (produits, aliments)
  • accorde de l’importance au résultat, à la qualité (des produits)
  • aime le travail de précision
  • aime observer et manipuler, faire des tests et des analyses de produit


Aptitudes

  • n’est pas dédaigneux (odeurs, manipulations)
  • sens de l’observation et souci du détail
  • aisance avec la technologie
  • facilité à communiquer (préférablement bilingue)
  • sens des responsabilités et de l’éthique professionnelle
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