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Profession : spécialiste en sciences et technologies des aliments

Bachelier de l’Université Laval en sciences et technologies des aliments, Michel Painchaud est directeur du développement chez Advitech Solutions. Cette entreprise est spécialisée dans la recherche et le développement de nutraceutiques, un secteur actuellement en pleine ­expansion.

Pour en savoir plus sur cette formation : Carrières d’avenir : Sciences et technologie des aliments

Rôle et tâches

Le spécialiste en sciences et technologies des aliments possède une expertise dans la conservation, la production et la distribution des aliments. Sa formation de quatre ans l’amène à travailler dans l’industrie alimentaire afin de résoudre des problèmes de production, d’optimiser le rendement ou de mettre en place de nouveaux produits.

Michel Painchaud est directeur du développement chez Advitech Solutions, mais avant d’occuper ce poste, il avait déjà parcouru un bon bout de chemin! «J’ai commencé ma carrière comme technologiste en recherche et dévelop­pement pour l’entreprise Lowney’s, où j’ai occupé différents postes, dont celui de superviseur du contrôle de la qualité.

En 1989, la biscuiterie Leclerc m’a embauché à titre de directeur de la recherche, du dévelop­pement et du contrôle de la qualité. Dans mon poste actuel, je suis responsable de la conception des aliments fonctionnels. Il s’agit d’aliments qui possèdent des propriétés particulières et dont le but est d’améliorer ou de maintenir la santé humaine.

Nous ­concevons, par exemple, des biscuits et des boissons hyperprotidiques, très riches en protéines mais pauvres en gras et en sucre.» Le rôle de Michel est de s’assurer que ces produits répondent aux critères de qualité de l’entreprise. Il veille notamment à ce qu’ils contiennent la bonne quantité de nutriments et à ce que la texture, la saveur et la couleur soient conformes aux normes. «Je m’implique également au sein de l’équipe qui travaille à améliorer les produits. Nous cherchons, par exemple, des moyens de prolonger leur durée de conservation ou d’améliorer leur apparence.»

Qualités recherchées

Pour travailler dans ce domaine, il faut d’abord être curieux et s’intéresser aux aliments. On doit aussi avoir un intérêt marqué pour les sciences fondamentales comme la chimie, la biochimie et la microbiologie. «Il faut aimer résoudre des problèmes, travailler avec précision et être persévérant, car le développement d’un nouveau produit peut souvent exiger plusieurs semaines de travail», ajoute Michel.

Être capable de travailler en équipe est également un élément clé. «Il faut non seulement être à l’aise pour travailler avec les gens de son équipe, mais aussi avec les ingénieurs ou les spécialistes en marketing de l’entreprise. Une bonne résistance au stress est utile, surtout lorsqu’on travaille au contrôle de la qualité, car on doit pouvoir soutenir la pression des échéanciers de production.»

Défis et perspectives

Richard Martel, directeur du programme de baccalauréat en sciences et technologies des aliments de l’Université Laval, explique que des défis importants attendent les diplômés qui souhaitent travailler dans l’industrie alimentaire. «Ils devront suivre l’évolution des nouvelles technologies implantées dans les entreprises et s’adapter aux besoins des consom­ma­teurs. Les habitudes alimentaires changent, ce qui implique la planification et la production constantes de nouveaux produits alimentaires.»

M. Martel ajoute que les diplômés doivent également tenir compte du fait que les consommateurs sont mieux informés et que les produits devront être transformés tout en restant le plus naturels possible, sans toutefois négliger l’innocuité. «En plus d’être bons pour la santé, il est essentiel que les aliments soient exempts d’organismes [la bactérie E. coli, par exemple] qui provoquent des toxi-infections alimentaires. Outre l’amélioration des systèmes de contrôle et de gestion de la qualité des denrées alimentaires produites, les diplômés travaillent aussi à développer de nouveaux produits, qui seront un jour destinés au marché international», conclut Richard Martel. 02/01 (mise à jour 03/07)

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • Outre l’industrie alimentaire, les bureaux d’experts-conseils en alimentation ainsi que les organismes publics ou parapublics en inspection des aliments peuvent également embaucher les diplômés en ­sciences et technologies des aliments.
  • De façon générale, les horaires de travail sont de type «9 à 5», du lundi au vendredi. Cependant, il est possible d’avoir à travailler le soir et la nuit ainsi que les fins de semaine dans les entreprises dont les activités se déroulent 24 heures sur 24.

Champs d’intérêt

  • aime les sciences et la technologie
  • aime utiliser ses sens (voir, toucher, sentir)
  • aime observer, analyser et résoudre des problèmes concrets
  • se passionne pour l’alimentation(composition des aliments)
  • accorde beaucoup de valeur à la qualité des produits

Aptitudes

  • initiative, pragmatisme, minutie et responsabilité
  • capacité à utiliser la technologie
  • habileté pour la chimie et la biologie
  • capacité à la résolution de problèmes concrets
  • talent pour la communication et le travail d’équipe
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