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Métier : mécanicien de machines fixes

Vous travaillez dans un bureau du centre-ville chauffé ou climatisé adéquatement? Il y a sûrement un mécanicien de machines fixes qui veille sur votre confort! C’est la mission que s’est donnée Patrick Lalonde, au service de CCUM, Climatisation, chauffage urbain de Montréal.

Pour en savoir plus sur cette formation : Carrières d’avenir : Mécanique de machines fixes

Rôle et tâches

Imaginez une centrale thermique souterraine, avec ses immenses bouilloires, ses pompes, des tuyaux parcourant un long couloir de plus de deux kilomètres afin d’amener la vapeur au centre-ville, puis partant dans diverses directions vers les édifices à desservir : voilà le terrain de jeu de Patrick.

Diplômé du Centre de formation professionnelle de Lachine, édifice Dalbé-Viau, il a troqué les cales des navires, où il a travaillé trois ans comme mécanicien (formé sur le tas) dans l’Armée canadienne, contre cet univers souterrain.

«Je travaille dans une chaufferie où l’on produit de la vapeur au moyen de bouilloires. On envoie la vapeur au centre-ville et l’on s’en sert pour chauffer les édifices», dit Patrick. Quels édifices? Rien de moins que la Place-Bonaventure, la gare Centrale, la Place-Ville-Marie, l’hôtel Le Reine Elizabeth, etc. «Dans la Cité Multimédia, en plus de chauffer les bâtiments, on voit à leur climatisation», précise-t-il. Il ajoute que la vapeur peut également servir à alimenter en énergie les cuisines de restaurants ou d’hôpitaux, à désinfecter les appareils de chirurgie, à faire fonctionner certains équipements en industrie, etc.

Chez CCUM, Mario s’occupe de la maintenance des pompes, des bouilloires et de la tuyauterie qui composent la centrale. Il effectue les réparations demandées par son patron. Il serre des boulons, huile, change des pièces. Et quand un opérateur part en vacances, c’est lui qui fait fonctionner les chaudières. «Je veille à ce que l’on ait toujours la bonne pression dans le réseau de distribution de vapeur.»

Qualités recherchées

«Quand je m’occupe de la centrale, c’est moi qui en suis responsable, même s’il y a un chef qui gère la chaufferie. S’il y a une bouilloire à démarrer, je le fais moi-même», dit Patrick. Le mécanicien de machines fixes doit donc être autonome et faire montre d’initiative.

Il doit être en bonne forme physique puisqu’il lui faut monter des escaliers et marcher de longues distances pour aller vérifier l’ensemble du système de distribution de vapeur. Et comme il lui faut parfois grimper au-dessus des bouilloires, il doit être capable de travailler en hauteur. Il lui faut aussi être résistant à la chaleur. «En été, il fait très chaud dans la centrale. C’est la principale difficulté.»

Le mécanicien de machines fixes doit pouvoir travailler dans un environnement bruyant, car les pompes, les moteurs qui tournent, les ventilateurs des chaudières… ça fait du bruit! Il lui faut aussi endurer la poussière quand, une fois par année, il doit entrer dans les réservoirs pour les nettoyer. Mais les conditions varient selon l’endroit où l’on pratique le métier. «On pourrait presque manger sur le plancher de la chaufferie d’un hôpital tellement c’est propre!» souligne Patrick.

Défis et perspectives

Bertrand Demers, enseignant au Pavillon technique de la Commission scolaire de la Capitale, à Québec, considère que les mécaniciens de machines fixes jouent un rôle important. Il explique : «Aussitôt qu’il se construit une bâtisse avec un système de chauffage à vapeur d’une certaine capacité, la loi exige la présence continuelle ou périodique, selon la capacité de la chaufferie, d’une personne possédant un certificat de compétence en mécanique de machines fixes, lequel est obtenu automatiquement après le DEP.

«Auparavant, poursuit-il, on engageait ce qu’on appelait des “chauffeurs de bouilloires”. Aujourd’hui le métier est plus spécialisé. Le mécanicien de machines fixes est appelé à effectuer de la mécanique, de la tuyauterie, de la maintenance et de la réparation. Il doit être capable de travailler avec des systèmes informatiques. Tout est géré par ordinateur.» Par ailleurs, de nouveaux débouchés s’ouvrent avec la mise en place d’usines de cogénération, c’est-à-dire des usines produisant de l’énergie à partir de déchets. 02/03

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • Le diplômé travaille là où l’on trouve des systèmes produisant de la vapeur à haute pression : dans des usines, des hôpitaux, des centres commerciaux, des centrales thermiques, des raffineries, etc.
  • Il peut être appelé à travailler de jour, de nuit ou de soir, ou encore suivant des horaires rotatifs, puisque les bouilloires fonctionnent 24 heures sur 24, sept jours par semaine.
  • Ses conditions de travail varie d’un endroit à l’autre, mais il doit, en général, être capable de supporter la chaleur, de travailler en hauteur ou encore dans un espace clos (nettoyage des bouilloires). Le bruit et la poussière font partie de son environnement.

Champs d’intérêt

  • aime travailler de ses mains
  • aime utiliser des équipements, prendre des paramètres de fonctionnement
  • aime résoudre des problèmes par le raisonnement
  • s’intéresse à la mécanique

Aptitudes

  • esprit d’initiative, capacité de prendre des décisions
  • grand sens des responsabilités
  • excellent sens de l’observation

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