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Estrie : là où les stages se transforment en emploi pour les diplômés

vaches

Les industries agricole et agroalimentaire génèrent 13 % de tous les emplois en Estrie, soit près d’un emploi sur huit.

Le manque de relève dans ces secteurs est criant, qu’on suive une formation professionnelle en production animale, en mécanique agricole, en horticulture et jardinerie ou en réalisation d’aménagements paysagers. «Dans notre programme Gestion et exploitation d’entreprise agricole, seulement deux élèves ont obtenu leur diplôme entre juillet 2011 et juin 2012», indique Marie-Claude Dupoy, directrice du Service des communications et des affaires corporatives au Cégep de Sherbrooke. Pour l’année scolaire 2012-2013, seulement 10 élèves ont été diplômés en mécanique agricole au Centre de formation professionnelle (CFP) de Coaticook. «Le stage devient souvent un emploi. Le taux de roulement du personnel, le fait que nous sommes le seul centre à offrir la formation en Estrie, l’étendue de la région et le faible nombre de diplômés expliquent la difficulté à répondre aux besoins du marché», renchérit Sophie Lalancette, conseillère en formation pour ce centre.

De l’emploi en fabrication mécanique

Du secteur manufacturier découlent nombre d’emplois pour les diplômés des programmes de fabrication mécanique, comme Techniques d’usinage, Matriçage et Usinage sur machines-outils à commande numérique. Ici aussi, les stages se convertissent souvent en emplois, selon Annick Carrière, responsable à la promotion au CFP 24-Juin de Sherbrooke. Le besoin de main-d’œuvre en soudage-montage dépasse même les frontières de l’Estrie, indique Claude Carrier, directeur du CFP de l’Asbesterie et du Centre d’excellence en formation industrielle de Windsor. «Le centre de Windsor a diplômé 34 élèves pour l’année 2012-2013. Vingt d’entre eux ont été embauchés par BRP dans le cadre d’un partenariat. Nous avions 150 offres d’emploi pour les autres», mentionne-t-il.

Plusieurs partenariats du genre ont été noués au fil des ans, et garantissent un emploi aux diplômés de certains programmes comme Techniques d’usinage, Soudage-montage et Pâtes et papiers – Opérations. Dans les pâtes et papiers, les départs à la retraite créent une forte pression sur les besoins en main-d’œuvre. «Entre 2012 et 2017, on estime que le marché aura besoin de 400 opérateurs. Nous en avons diplômé 44 entre 2012 et 2013. Nous envisageons la création d’un ou deux groupes supplémentaires pour 2014», ajoute Claude Carrier.

Tiré du dossier Enquête sur le placement des diplômés 2013

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