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Carrières d’avenir 2014 : Techniques d’intervention en délinquance

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Perspectives d’emploi et débouchés pour les diplômés du DEC Techniques d’intervention en délinquance.

En 2013, le Cégep de la Gaspésie et des Îles a diplômé 14 étudiants en techniques d’intervention en délinquance. De ce nombre, 13 ont trouvé un emploi. «On manque de diplômés», note Koreen Hayes, coordonnatrice du département.

Même constat au Collège Ahuntsic, où le taux de placement est de 93 %. «Les diplômés sont très demandés et ils pourraient tous se placer sans difficulté, mais une portion d’entre eux se dirige vers l’université ou d’autres programmes collégiaux», souligne Alain Trudeau, coordon­nateur des stages au Collège.

Avec les départs à la retraite dans le domaine, les perspectives favorables devraient se maintenir au cours des prochaines années, hormis au sein du Service correctionnel du Canada, qui ferme des établissements au Québec.

À l’opposé, les écoles embauchent de plus en plus de diplômés, car «les politiques d’encadrement des élèves en difficulté [font en sorte qu’il faut engager du] personnel», précise Alain Trudeau. Il s’agit surtout d’établissements d’enseignement secondaire, puisque la formation des diplômés est axée sur l’intervention auprès des adolescents et des adultes.

Profil recherché

«L’intervenant doit avoir la capacité d’entrer en relation avec la personne et de lui faire prendre conscience des difficultés qu’elle vit», affirme Alain Trudeau.

En plus de faire preuve d’un bon jugement, d’empathie, d’ouverture d’esprit et d’une grande capacité d’écoute, l’intervenant en délinquance doit être en bonne santé, aussi bien mentale que physique, car c’est un métier exigeant.

«Ce n’est pas vrai qu’il faut avoir été délinquant soi-même ou avoir eu des problèmes de toxicomanie pour être un bon aidant; c’est un mythe», souligne Koreen Hayes. Selon elle, il faut avant tout «croire que les gens peuvent changer et se réintégrer socialement».

Perspectives

Les occasions de décrocher des contrats sont nombreuses, car dans ce domaine, les femmes enceintes bénéficient généralement d’un retrait préventif.

Par ailleurs, selon Alain Trudeau, «les conventions collectives permettent de prendre beaucoup de congés ou de travailler à temps partiel au retour d’un congé de maternité» dans plusieurs milieux de travail, ce qui crée donc des besoins.

En faisant augmenter le recours à la détention, les changements législatifs proposés par le gouvernement fédéral conservateur pourraient avoir un impact sur la profession, «mais pour le moment, celui-ci est encore très difficile à évaluer», indique Alain Trudeau.

Statistiques

Comment interpréter l’information

Nombre de diplômés : 214
Diplômés en emploi : 70,5 %*
À temps plein : 86,3 %
En rapport avec la formation : 83,0 %
Aux études : 25,5 %
Taux de chômage : 0,0 %
Salaire hebdomadaire moyen : 721 $

Source : La Relance au collégial en formation technique – 2012

* Ce faible taux d’emploi peut s’expliquer par le pourcentage élevé de diplômés qui poursuivent leurs études (25,5 %).

Pour connaître les établissements qui offrent ce programme, consultez l’Inforoute de la formation professionnelle et technique.

Voir la liste complète des formations gagnantes de 2014 au niveau collégial


Cet article est tiré du guide Les carrières d’avenir 2014.

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