Voici comment présenter les 7 raisons de départ d’un emploi lors de votre entrevue d’embauche.
La réponse à la question « Pourquoi avoir quitté cet emploi? » est vitale parce qu’elle traite de vos motivations. Une erreur à cette étape peut vous coûter le poste. Préparez-vous y en conséquence!
Ici, vous saisirez les nuances selon 7 situations dans lesquelles vous êtes susceptible de vous retrouver.
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- Vous avez été licencié
- Vous avez été congédié
- Vous avez démissionné
- Vous avez subi un accident de travail
- Vous êtes toujours en poste
- Vous avez complété le contrat
- Vous ne voulez pas compléter le contrat
L’Œil du Recruteur vous a préparé un guide pour vous en sortir avec brio. Peu importe le scénario, on a pensé à tout.
Voici 7 raisons de départ analysées de près:
1. Licenciement
Anéantis le doute quant à ce pour quoi Vous avez dû partir. Je suis certain que votre explication va bien passer en entrevue, à condition de ne pas vous y éterniser.
Le recruteur doit sentir qu’il prend une décision éclairée : il ne reste aucun non-dit entre vous et lui.
En répondant à « Pourquoi avoir quitté cet emploi? », vous devez aussi utiliser le bon vocabulaire.
D’abord, « Licenciement » et « mise à pied », no stress… Ça veut dire la même chose. En gros, ça signifie que Vous avez perdu votre poste pour des raisons financières ou une restructuration.
Mais attention…
« J’ai été congédié… » aura une signification bien différente pour un RH comparativement à « J’ai été licencié… » Nous en reparlerons au prochain point à propos du congédiement.
Pour l’instant, il est facile d’introduire la question du licenciement.
Voici un exemple succinct :
« Il y a eu une fusion et mon poste d’évaluateur est devenu un doublon dans la structure. L’ancienneté a été choisie comme critère pour déterminer les mises à pied. Avec 3 ans d’expérience à mon actif, j’ai vu mon emploi être aboli. »
Un licenciement n’est pas dramatique. Malgré cela, Vous avez la responsabilité de changer les perceptions de votre public.
Les entreprises en difficulté conservent normalement les joueurs « A » et laissent aller les « B » et les « C »… D’où les doutes qu’ils ont à votre endroit.
Assurez-vous de vous présenter comme un joueur « A ».
Ce joueur est positif, ne critique pas, ne joue pas à la victime et s’applique même à redorer le blason de son ex-employeur. Aussi, il a de nouveaux objectifs de développement personnel bien établis. Il a pris des décisions. Il signale des standards de performance précis à son endroit.
« J’ai décidé de réintégrer le même marché. J’y ai fait une différence ces dernières années. Le milieu a toujours été accueillant. L’expérience avec mes 2 derniers employeurs n’a malheureusement pas mené au succès financier. Même si on était une centaine de personnes, je l’ai pris très personnel. J’adorais ces entreprises. Je veux maintenant participer à la croissance d’une PME, mais cette fois comme gestionnaire… »
2. Congédiement
Le terme « congédiement » réfère habituellement à une cause juste et suffisante.
La fin de votre emploi aura été la cause de :
- Un (1) événement relativement grave
- Plusieurs événements plus mineurs
Autrement dit, on parle ici d’insubordination, d’incompétence ou d’un manquement grave.
Bien sûr, c’est la raison de départ la plus difficile à présenter. N’empêche, ce n’est pas insurmontable.
Voici un exemple de réponse précis :
« J’ai commis une erreur qui a coûté des sous à l’organisation et perdu mon emploi. C’était un événement singulier. J’ai modifié mes méthodes de travail pour éviter que ça se reproduise… »
Un congédiement, c’est l’une des pires choses à vivre comme travailleur. Mais évitez à tout prix de remâcher les événements ou de parler en mal de votre ex-employeur.
Prenez la responsabilité de vos actions.
Exposez le plan d’action qui vous a permis de revenir à un niveau maximal d’engagement dans les emplois qui ont suivi.
Ou ce que vous faites actuellement pour vous améliorer :
« J’ai commencé à faire du théâtre dans mes temps libres et ça me repose. Surtout, je m’exprime mieux en public désormais. À l’époque, je n’étais pas à mon aise quand j’animais les réunions. Aujourd’hui, j’aurais tout simplement pris une pause pour aller discuter en privé avec… »
Vous avez reçu la mention « Ne correspond pas aux exigences du poste » sur votre relevé d’emploi »?
Cette terminaison d’emploi est considérée comme un congédiement administratif (par opposition à un congédiement disciplinaire)
Elle vous permettra néanmoins de toucher une indemnité de départ, une quittance dans certains cas, et du chômage si vous êtes éligible.
Malgré ces avantages, la question pourrait être difficile à aborder pour vous en entrevue.
Voici un exemple de quoi répondre :
« Mon employeur a intégré des marchés que je connaissais peu. En tentant de m’adapter, je n’ai pas conservé mon niveau de performance habituel. J’ai pris la décision de tout faire pour réussir. Mais j’ai été mis à pied avant d’accomplir l’objectif que je m’étais fixé… »
3. Démission
Il est primordial de spécifier ces fois où vous avez décidé de partir. Assurez-vous que ces départs fassent partie de la conversation.
Il y a plusieurs raisons de démissionner, je vais me pencher rapidement sur 6 cas :
- Pour voyager
- Pour l’entrepreneuriat
- Pour étudier
- Pour chercher un emploi / changer de carrière
- Pour s’occuper de la famille
- Pour complications et mésententes
Débutons avec le premier enjeu, avoir démissionné pour le VOYAGE.
L’employeur potentiel voudra confirmer que vous n’avez pas l’intention de repartir.
Sur les sites web des entreprises, vous verrez des valeurs comme la discipline, la persévérance, la liberté, la créativité…
Vous pourrez aisément spinner quelque chose là-dessus en lien avec le voyage durant votre entrevue.
Voici un exemple :
« J’ai vu que parmi vos 4 valeurs, il y a la ‘liberté’. Ma définition de la liberté, c’est d’avoir des responsabilités. Un « pourquoi », c’est ce qui te fait vraiment sentir libre. Parce que voguer sans direction, ça ne fait qu’un temps. Après avoir exploré, ça te prend une vision claire et des actions quotidiennes pour l’accomplir… »
Pour l’enjeu #2, l’ENTREPRENEURIAT, même combat.
L’employeur potentiel voudra vérifier que votre soif entrepreneuriale est derrière vous.
Êtes-vous prêt à vous investir pleinement pour les 10 prochaines années? Il y a une grosse différence entre un retour forcé au monde salarié et un retour volontaire. Votre ligne de communication pourrait donc varier.
Voici un exemple pour aborder ces deux (2) scénarios en entrevue :
1- Retour forcé au statut de salarié
« Notre cause était belle, mais on est venu à court de financement. Ici, je serai enthousiaste de canaliser mon énergie vers le développement du produit pour de nombreuses années à venir. Je m’exprime mieux dans des rôles de création et de soutien aux décideurs que dans celui de promoteur. »
Présentez votre retour forcé comme étant en fait…volontaire : vous l’aurez fait de toute façon.
Comme ci-haut, le chercheur d’emploi a communiqué que certaines compétences entrepreneuriales lui sont trop lointaines.
Même si vous avez toujours un rêve entrepreneurial, discréditez-vous en tant que futur participant à une telle aventure.
Par exemple, « Ce n’est pas fait pour moi » ou « Je n’ai pas eu la piqure de la gestion d’employés ».
2. Retour volontaire au statut de salarié
« En fait, je n’étais pas en recherche d’emploi active. J’ai vu votre offre et elle m’a séduite. Des occasions comme celles-là sont rares, je ne manquerai pas ma chance de travailler pour ABC. Et si ça ne fonctionne pas, je compte poursuivre sur la route de l’entrepreneuriat pour un moment encore… »
Même si vous cherchez activement un emploi en ce moment… Utilisez la technique du « Je n’étais pas vraiment en recherche… »
C’est séduisant de savoir qu’on a séduit quelqu’un. Ils seront contents de savoir qu’ils vous ont séduit. Jouez cette carte. Et si vous voulez, j’ai une carte bonus que vous pourrez ajouter à votre jeu…
Démontrez vos compétences transférables d’entrepreneur.
Comment?
Un entrepreneur voit les problèmes, et les règle un à un.
Quels problèmes saurez-vous régler pour eux en arrivant? Après 6 mois? Dans 5 ans?
L’avantage comme entrepreneur, c’est votre expérience. Vous avez eu à gérer des problèmes qu’ils connaissent. Utilisez la carte du vécu en entrevue.
Présentez-leur un plan de 90 jours (il s’agit de la « technique de la mallette » inspirée de l’expert en finances personnelles Ramit Sethi).
Que ferez-vous dans les 90 premiers jours de votre poste?
« Mon premier défi pourrait être de rencontrer l’équipe pour récolter leurs suggestions…Je chercherais à savoir comment réintégrer les produits avec un élément de différenciation dans une offre déjà très complète. Comme vous le verrez dans le plan de 90 jours, les gens achètent votre marque XYZ parce que… »
Le troisième type de démission, le retour aux ÉTUDES.
Cette raison est généralement bien reçue (…à condition d’avoir complété ledit programme). C’est votre décision, ils la respecteront.
Une démission pour retour aux études est motivée par une transition de carrière assez majeure.
Les recruteurs voudront savoir comment s’est déroulée la suite de cette transition. Où en êtes-vous aujourd’hui?
« Je n’étais pas 100% heureuse dans le secteur de la santé, car les conditions de travail ne nous permettent pas d’offrir tous les soins et l’attention requise à chaque patient. J’ai senti que je pouvais avoir un plus gros impact comme intervenante sociale et suite à mon stage, je suis maintenant convaincu que j’ai fait le bon choix… »
Le quatrième type de démission, vous consacrer à une recherche d’emploi à temps plein.
Une telle déclaration rend les recruteurs incrédules…Ils voudront vérifier que votre démission est bel et bien une démission. Ou si c’était un accord à l’amiable entre votre employeur et vous pour cesser le lien d’emploi.
Ils vous demanderont : « Pourquoi avez-vous démissionné sans rien qui vous attendait en matière de revenus? »
Quand quelqu’un crache sur un gagne-pain pendant le dur labeur de la recherche d’emploi, il faut qu’il réponde quelque chose qui rassure l’employeur :
« Ça a été une décision réfléchie de quitter pour mettre mon énergie aux bons endroits. Pendant ce temps, j’ai misé sur ma marque personnelle sur Linkedin, le sport, le développement de mes compétences en finance, mon image publique… Cette pause m’a permis de développer la discipline, la présence web et l’audace nécessaires pour décrocher cet entretien aujourd’hui. »
Le cinquième type de démission, s’occuper de la FAMILLE.
Cette raison de départ sera sans doute discutée à la vue d’un trou de quelques années dans le CV.
Pas de panique, c’est bien vu de s’occuper des enfants ou d’un proche malade pendant quelques années.
Du moins, le geste est bien vu. Pour le reste… Le vrai défi, c’est de prouver des compétences actualisées.
Démontrez votre capacité d’analyse des enjeux entrepreneuriaux…
Voyez-vous leurs défis? Que pouvez-vous régler pour eux? Transformez-vous en entrepreneur : vous décrocherez cet emploi!
P.S. Même s’ils n’ont pas le droit de le demander, ils voudront sans doute savoir (à l’intérieur) si le projet est complété.
« J’ai démissionné pour m’occuper de mon nouveau-né et prolongé mon arrêt pour ensuite prendre soin de la petite deuxième. Les enfants étant à la garderie désormais, je désire effectuer un retour dans mon domaine. Selon ce que j’ai constaté, vous aurez besoin d’une stratégie de communication bien établie pour gérer les changements à venir dans vos activités de… »
Le sixième type de démission, la MÉSENTENTE.
N’entrez jamais dans tous les détails auprès du nouvel employeur. Passez rapidement sur le sujet.
Vous serez sans doute intéressé de lire mon article « Cet employeur qui souhaite vous voir partir » qui traite de la démission forcée et qui prend la forme d’un congédiement déguisé.
Pour l’instant, exprimez simplement votre désir de quitter pour incompatibilité entre 2 visions ou valeurs, par exemple :
« Les dirigeants et moi avions convenu de nous lancer sur le développement du marché américain.Mais en allant nous approvisionner au Mexique, les manquements aux produits et les livraisons en retard se sont multipliés.Nous avions des visions incompatibles en matière de main-d’œuvre donc j’ai démissionné à ce moment… »
4. Accident de travail
Quand on perd quelqu’un, quelque chose et/ou une partie de nous… Ça fait mal.
On passe alors par 5 phases de deuil :
- Le déni
- La colère
- La négociation
- La dépression
- L’acceptation
Les recruteurs voudront voir la version de vous qui est parvenue à la phase 5 de son changement : l’acceptation.
Vous devez présenter l’étendue de votre enthousiasme pour votre transition de carrière.
Même forcée, elle vous motive. Prouvez-le…
Vous allez à l’école, vous étudiez en mode « autodidacte », vous vous impliquez dans des événements du milieu, vous faites du bénévolat dans le domaine visé…
Repérez une nouvelle famille professionnelle, une tribu. Une famille qui, comme vous vous acceptez maintenant, vous acceptera à son tour.
Voici comment présenter votre accident de travail en entrevue :
« J’ai entrepris une réorientation suite à un accident de travail. Étonnement, je me suis découvert une réelle passion pour le soutien administratif! J’ai effectué un bain linguistique de 6 mois en Ontario qui m’a permis d’augmenter mon niveau de bilinguisme et d’ouvrir mes horizons. Je continue mon perfectionnement chez une ONBL de la région, je les aide bénévolement 1 à 2 fois par semaine à la réception… »
5. Toujours en poste
Une personne toujours en poste sera motivée par le salaire, les conditions et les possibilités d’avancement disponibles ailleurs.
C’est donc assez simple de répondre à la question « Pourquoi quitter votre emploi? ».
Il suffit de spécifier vos nouvelles attentes.
« Je gagne actuellement 100 000$ mais il serait plus légitime d’approcher la barre des 130 000$ considérant les responsabilités et leur valeur sur le marché. Après avoir discuté avec mon employeur, il est au courant de cet écart important, mais ne peut pas revoir mes conditions salariales à la hausse dans un avenir rapproché. »
Toutefois, initier le sujet du salaire, c’est un peu…poche! C’est comme dire que vous voulez un emploi plus près de la maison.
C’est OK, mais les recruteurs voudront voir quelqu’un d’un peu plus profond. Ils veulent voir que vous basez les décisions de votre vie sur des éléments fondamentaux.
Ci-dessus, il aurait fallu que le candidat parle des défis du poste d’abord, puis du salaire en complément. Il confirme ainsi, au grand plaisir de l’employeur, que le poste s’avère bel et bien un bond dans sa carrière.
Ou encore mieux…
Parler des défis du poste. Et attendre que la question du salaire vienne inévitablement sur la table de discussion.
Oui, soyez patient : ce sera discuté bientôt.
Dans l’exemple ci-dessous, le candidat choisit de parler des fonctions et des défis seulement :
« Je suis venu vous voir aujourd’hui par curiosité. Et j’dois dire… Je suis ravi de constater qu’il s’agit réellement de fonctions seniors et de défis extrêmement passionnants. Très heureux d’avoir signalé mon intérêt!Je désire poursuivre dans le processus avec vous. »
6. Complété un contrat temporaire
Cette raison de départ génèrera peu de questionnements.
Si c’est la fin du contrat, c’est la fin.
Au besoin, spécifiez la raison pour laquelle le contrat n’a pas été renouvelé. Par exemple :
« Je ne suis pas resté longtemps à cet endroit car il s’agissait d’un contrat. Ils ne m’ont pas renouvelé, car le projet de recherche venait à échéance. »
7. Ne pas compléter son contrat temporaire
Vous ne souhaitez pas terminer le contrat auquel vous avez pris part?
Les recruteurs voudront en savoir davantage.
Ils risquent de douter de votre esprit d’équipe, surtout si vous désirez changer pour des besoins personnels. Les conditions de travail par exemple.
S’il reste 2 ans et plus au contrat, c’est OK.
En deçà…
Vous êtes mieux d’avoir une très bonne raison pour ne pas finaliser le mandat. Puis, prenez le soin d’indiquer pourquoi vous ne quitterez pas à nouveau un contrat en cours d’exécution chez votre nouvel employeur.
Par exemple :
« Je suis sous-utilisé dans mon rôle, j’avais mal saisi la proportion d’opérationnel par rapport au stratégique.Puisqu’il reste beaucoup de temps au projet, je veux rectifier le tir en annonçant mon départ avant les phases avancées de développement. Je serai plus utile dans une équipe comme la vôtre parce que… »
Faut-il indiquer les raisons de départ sur le CV?
Généralement, non. Mais il y a une exception…
Précisez s’il s’agit d’intérim, de stages ou de contrats lorsque vous présentez trop de sauts d’emploi.
Clarifiez alors les mouvements.
Conclusion
La question « Pourquoi avoir quitté ce poste? » est encore plus cruciale que vous le croyez…
Elle facilite votre introspection sur vos goûts et intérêts.
Pensez à ce qui est le plus important pour vous en ce moment et avec quel type de personne vous préfèrez travailler. Puis, communiquez-le bien.
Merci de m’avoir lu.
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