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Un nouveau projet pour faire revivre Bécancour

Deuxième bonne nouvelle en autant de semaines à Bécancour : une usine pour la fabrication de turbines à eau verra le jour d’ici la fin de 2013.

Un peu plus d’un an après l’annonce de la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2, qui a touché 800 emplois, la compagnie de développement de technologies en matière d’énergie RER Hydro lance un projet d’usine de 130 millions de dollars dans le secteur industriel de la ville.

L’usine pourra produire 500 hydroliennes par année. Plus de 600 emplois directs et indirects pourraient être créés au cours des prochaines années dans la région.

Ces turbines, installées dans la mer, un fleuve ou une rivière, permettent de produire de l’électricité à partir des courants. «Puisque ce n’est pas un barrage, les turbines génèrent de l’énergie propre sans perturber le débit de la rivière ni les habitats naturels», a indiqué le président-directeur général de RER Hydro, Imad Hamad.

Le gouvernement du Québec s’est engagé à contribuer financièrement au projet à hauteur de 85 millions, sous forme d’équité et de prêts. La première ministre Pauline Marois considère que la filière industrielle des hydroliennes présente «un grand potentiel économique pour le Québec, notamment en raison des possibilités importantes d’exportation». Boeing assurera la distribution des hydroliennes dans le monde.

Le groupe écologiste Équiterre estime que l’ouverture d’une telle usine est «un pas dans la bonne direction pour le développement de l’économie verte du Québec». La technologie de RER Hydro «permettra de réduire, dans plusieurs régions du monde, le recours au charbon, au gaz et au pétrole pour la production d’électricité», a dit le porte-parole Steven Guilbeault.

La semaine dernière, c’est Minéraux rares Quest qui annonçait un projet d’usine de traitement des terres rares à Bécancour, dont la construction débutera en 2016. Environ 300 travailleurs spécialisés devraient y travailler l’année suivante.

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