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Trop qualifié pour l’emploi?

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L’emploi que vous avez réussi à décrocher est nettement en dessous de vos capacités? Temporairement, ce peut être une bonne idée, mais attention aux pièges.

«Occuper un poste en dessous de ses compétences peut être une bonne stratégie dans certains cas, pour retourner au boulot après un arrêt pour épuisement professionnel par exemple», indique Martine Lemonde, directrice des services professionnels chez Brisson, Legris, Révélateurs de potentiels.

Le fait d’avoir une parfaite maîtrise des compétences recherchées vous aidera à vous remettre dans le bain tranquillement, en diminuant le stress. Cela peut également constituer un tremplin vers un autre poste convoité. Un emploi, même en dessous de vos compétences, vous permet d’acquérir de la confiance ou des mois et des années d’expérience.

Bien réfléchir avant d’agir

Avant d’accepter un poste pour lequel vous êtes surqualifié, vous devrez vous questionner. Par exemple, est-ce que cette entreprise vous offre l’opportunité de progresser? «Projetez-vous dans 5 ou 10 ans et demandez-vous ce que votre emploi vous apportera, à court, moyen et long terme», ajoute Anne-Geneviève Girard, psychologue industrielle et gestionnaire de talents.

Peser le pour et le contre

Même si leur travail ne les satisfait pas entièrement, certaines personnes réussissent à très bien s’en contenter. «On peut utiliser le boulot comme source de revenus et s’accomplir en dehors du travail. Je connais plusieurs musiciens qui agissent de la sorte», ajoute Mme Girard. La stabilité d’emploi et le revenu fixe pèsent alors plus lourd dans la balance.

Vous souhaitez que cet emploi ne soit que temporaire? Attention de ne pas vous enliser dans votre position. «Sinon, vous risquez de vous sentir coincé, frustré de ne plus voir la porte de sortie», ajoute Mme Lemonde. Ces sentiments peuvent avoir des conséquences physiques et psychologiques, pouvant mener à de la mauvaise humeur chronique, à la démotivation, en passant par l’épuisement professionnel.

Pour éviter ce piège, il ne faut pas s’asseoir sur ses lauriers. «Si vous ne faites pas l’effort de continuer à développer et à utiliser vos compétences, vous risquez d’être toujours au même endroit dans deux, quatre ou cinq ans», avertit Mme Lemonde. Et plus vous êtes longtemps dans un poste, plus la transition vous semblera difficile.

La meilleure stratégie consiste donc à mettre les bouchées doubles : continuer à chercher un emploi qui correspond à vos compétences, garder contact avec vos anciens collègues, participer à des événements liés à votre profession, travailler à la pige ou accepter de petits contrats bénévolement.

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