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Soigner sa présence en ligne

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L’e-réputation, ou cyber-réputation, gruge de plus en plus d’espace sur le terrain du bon vieux curriculum vitæ. C’est ce qui fait dire à Tomas Chamorro-Premuzic, blogueur pour l’Harvard Business Review, que se googler est maintenant plus important que de mettre son CV à jour. Prêt pour l’auto-examen?

«Ce qu’un candidat doit aujourd’hui absolument travailler, c’est sa présence en ligne : comment être visible et trouvé», pense le psychologue organisationnel Jean-Baptiste Audrerie. Lui-même s’assure que des liens pertinents s’affichent en premier quand il tape son nom dans Google. Votre nom et vos paroles doivent ressortir, mais gare aux commentaires affreux au bas d’un article sur le site d’un journal ou d’une chaîne télé!

Vous êtes-vous déjà googlé? Ou, encore plus révélateur, avez-vous déjà vérifié quelles photos de vous ressortent dans un moteur de recherche? Attention, ça peut causer un choc!

Vos photos de profil sur les réseaux sociaux sont aussi à soigner. «J’ai vu récemment qu’une étudiante au Executive MBA avait un profil LinkedIn vraiment solide, mais que sa photo la montrait dans un party, raconte Pierre Francq, directeur du Service de gestion de carrière de HEC Montréal. Je l’ai montrée à d’autres collègues ici et on était tous d’accord pour dire que ça gâchait totalement sa crédibilité.»

Sans accourir chez Sears pour une séance photo, mieux vaut choisir un cliché plus sobre.

Tout le monde doit-il absolument soigner ainsi son identité numérique et se créer un profil sur LinkedIn? «Je suis étonnée de voir comment des gens de tous les types d’emplois sont sur les réseaux sociaux de façon professionnelle pour discuter de leur industrie, raconte la chasseuse de têtes à la Banque Nationale du Canada Nathalie Carrénard. Ils suivent des leaders d’opinion, s’intéressent aux nouvelles de leur secteur.»

Par exemple, pour un mandat en fraude bancaire, elle a découvert des spécialistes qui partageaient leur expertise sur YouTube. «Ce n’est pas à priori un domaine glamour où l’on s’attend à découvrir des gens à ce point passionnés.»

On peut comprendre l’intérêt d’un professionnel, mais qu’en est-il pour les autres travailleurs? «L’intérêt pour eux est de tester le marché et de s’ouvrir à certaines possibilités de trouver un emploi plus proche de chez eux ou mieux rémunéré, pense Jean-Baptiste Audrerie. Ils peuvent simplement remplir le petit profil d’emploi sur Facebook pour être repérables et créer un profil sur un site d’emplois. Mais inutile d’aller jusqu’à Twitter et LinkedIn.»

Si vous êtes un professionnel ou un cadre, ne pensez pas vous en sauver, par contre. Mireille Couture, de Bombardier Produits Récréatifs, estime qu’un professionnel qui n’a pas de profil sur LinkedIn, c’est quasiment louche. «On se pose des questions!»

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