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Profession : peintre d’enseignes rétro

Dave Arnold, dit Mr. Sign, peintre d’enseignes Photo : Josée Lecompte

Dave Arnold, dit Mr. Sign, peintre d’enseignes
Photo : Josée Lecompte

Je peins des enseignes et des lettrages à la main depuis près de quatre ans. Mes clients sont en majorité des restaurants, mais je travaille également pour des bars, des boutiques, des salons de barbier, etc. J’ai aussi peint cinq ou six camions-restaurants.

Je travaille essentiellement sur des vitrines, mais à l’occasion je fais une murale ou un menu à l’intérieur d’un commerce.

Je suis devenu lettreur tout à fait par hasard et j’ai appris sur le tas. Avant, je m’occupais des vitrines et des présentoirs d’une boutique de vêtements. Je détestais cet emploi et j’ai démissionné sur un coup de tête pendant le temps des fêtes, avec l’idée de peindre des décorations dans les commerces de mon quartier.

La ville est en train de devenir ma galerie d’art personnelle.

Dès la première semaine, j’ai cogné chez Joe Beef, rue Notre-Dame, à Montréal. Le propriétaire ne voulait pas de père Noël dans sa vitrine, mais il m’a demandé si je savais comment y peindre le nom de son restaurant. La vraie réponse était non, mais j’ai dit oui – je n’avais plus un sou!

J’ai pris quelques jours pour fouiller dans Internet à la recherche des techniques et du matériel à utiliser et je me suis lancé. Le résultat a été au-delà de mes espérances. D’autres contrats se sont tout de suite présentés, puisque je suis pratiquement le seul à faire ce métier à Montréal.

Au début, je faisais tout à la main. Ça prenait un temps fou! Avec l’expérience, j’ai réussi à simplifier des étapes. Aujourd’hui, je réalise des croquis au crayon, que je fignole à l’ordinateur et que je fais imprimer grandeur nature. Ce sont mes pochoirs.

Chaque contrat pose un nouveau défi. Certains clients ont déjà un logo que je reproduis sur leur vitrine. D’autres me demandent d’en créer un ainsi que toute l’esthétique de leur compagnie. En un mois, je peins au maximum cinq ou six enseignes. Je peux consacrer un mois entier à un seul contrat si je dois concevoir le logo.

La grande majorité des lettrages pour les commerces sont des autocollants en vinyle qui manquent de caractère. Les miens sont des pièces uniques que les commerçants affichent comme des œuvres d’art sur leur devanture. Maintenant que j’ai une cinquantaine de vitrines à mon actif, la ville est en train de devenir ma galerie d’art personnelle!

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