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Les centres collégiaux de transfert de technologie : de bons partenaires pour les PME

Le Québec compte une quarantaine de CCTT. Leur mandat : accompagner des milliers d’entreprises et d’organismes – surtout des PME – qui désirent innover.

Chacun des CCTT est rattaché à un cégep. Leur expertise est très variée, allant de l’aéronautique à la foresterie. Par exemple, le Centre collégial de transfert de technologie en télécommunications est affilié au Cégep de Trois-Rivières; le Centre de productique intégrée du Québec (CPIQ), au Cégep de Sherbrooke, et le Centre de transfert technologique en écologie industrielle (CTTEI), au Cégep de Sorel-Tracy.

Tous les CCTT offrent des services de recherche appliquée, de soutien technique et de formation. En clair : un accompagnement pour développer des procédés ou des équipements inédits, pour adopter de nouvelles technologies ou former des employés.

«On donne de la formation sur des pratiques existantes – par exemple, en contrôle de la qualité – ou sur les équipements que nous développons», dit Pierre Lafrance, techno-conseiller au CPIQ.

Augmenter sa rentabilité

En bref, les CCTT – gérés par leur propre conseil d’administration mais sous la responsabilité juridique du cégep auquel ils sont associés – accompagnent les entreprises qui souhaitent augmenter leur productivité. Grâce au CTTEI, par exemple, Les Minéraux Harsco, en Montérégie, vendent désormais un de leurs résidus – une pierre concassée très finement – pour filtrer l’eau des piscines. «Nos tests ont montré qu’elle fonctionnait aussi bien que les autres produits du marché», dit Claude Maheux-Picard, directrice technique de ce centre. Résultat, l’entreprise a moins de déchets et plus de profits!

Plus qu’un centre de recherche

L’expertise d’un CCTT est liée à celle de son cégep et de sa région. De fait, un diplôme d’études collégiales y est souvent relié. Ainsi, les connaissances des professeurs sont mises à contribution. D’ailleurs, «plus de 3 000 étudiants travaillent dans ces centres chaque année, dit Claire Boulé, coordonnatrice générale du Réseau Trans-tech, le regroupement des CCTT. Ils font un stage, occupent un emploi d’été ou collaborent avec un professeur pour un projet.» Ils peuvent même y décrocher un poste s’il y en a un qui se crée.

Les cégeps aiment qu’un CCTT leur soit associé. «Cela leur donne droit à des subventions pour l’achat d’équipements, ce qui permet aux professeurs et aux étudiants de se rapprocher de la réalité des entreprises», dit Mme Boulé. Sans compter que, ce faisant, ils contribuent à augmenter la productivité des entreprises!

Pour en savoir plus : www.reseautranstech.qc.ca

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