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L’employé modèle existe-t-il vraiment?

aiguille dans une botte de foin

On tente souvent de dresser le portrait du candidat idéal. Mais l’existence de ce candidat dépend peut-être de celle… de l’employeur idéal.

Lorsqu’on interroge les spécialistes des ressources humaines sur les qualités recherchées chez l’employé idéal, on réalise que la liste est longue.

Bon communicateur, habile avec les technologies, flexible, mobile, capable de s’adapter, créatif, visionnaire, leader, axé sur la résolution de problème, polyglotte… C’est à se demander si ce candidat idéal existe vraiment.

Bien sûr, il s’agit justement là d’un idéal; on ne s’attend probablement pas à trouver un employé qui corresponde en tout point à cette description, mais plutôt quelqu’un qui s’en rapproche.

Ce qui est tout de même déprimant avec ce portrait-robot, c’est que les employeurs paraissent extrêmement exigeants. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre annoncée, on en vient presque à s’étonner qu’ils soient aussi difficiles.

Coller à cette définition implique un dévouement quasi total de l’employé. Mais pour que celui-ci accepte de s’investir autant, encore faut-il que l’emploi (et l’employeur, par extension) en vaille la peine.

Afin de justifier de telles exigences, les employeurs doivent d’abord faire un examen de conscience. Je serai curieux de voir les réponses qu’on obtiendrait en posant la question inverse, soit en demandant aux candidats quelles sont les qualités recherchées chez l’employeur idéal. Font-ils ce qu’il faut pour être intéressants aux yeux des meilleurs candidats?

Bien que certaines des compétences évoquées ci-haut soient innées, plusieurs s’acquièrent et se développent au travail, dans un contexte favorable. Si l’emploi est stimulant, l’employé sera créatif. Si l’entreprise est innovante, l’employé aura les outils pour être visionnaire. Si l’employeur favorise la conciliation entre travail et vie personnelle, l’employé saura se montrer flexible.

C’est bien beau d’exiger toutes sortes de compétences des employés, mais l’employeur ne doit pas oublier qu’il a aussi un rôle à jouer pour développer et maximiser le potentiel de son personnel. L’employé idéal ne se trouve peut-être pas dans une pile de CV, mais dans ses bureaux, sans qu’il ne le sache.

De toute façon, l’employé idéal a probablement déjà un travail. Et si son employeur est sensé, parions qu’il fait tout pour le garder!

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Simon Granger

Simon Granger s'intéresse aux enjeux touchant la formation, l'orientation professionnelle et l'accession au marché du travail. Il aime le café filtre, le point-virgule et les mots croisés.

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