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Forte demande en TIC

Les TIC sont omniprésentes tant dans les entreprises privées que dans la fonction publique. La demande de main-d’œuvre est en forte progression dans ce secteur, au point où le spectre d’une pénurie de certains professionnels commence à poindre.

Emploi

Selon Emploi-Québec, l’essor du secteur des TIC permettra à l’emploi dans les sciences naturelles et appliquées de progresser deux fois plus rapidement (1,7 % par année) que la moyenne québécoise (0,8 %) d’ici 2017. L’explosion des industries de la mobilité contribue à faire croître les besoins de main-d’œuvre.

Parmi les 22 professions rattachées aux TIC, 11 présentent des perspectives favorables. Le Conseil des technologies de l’information et des communications et Emploi-Québec craignent la pénurie de main-d’œuvre généralisée et prévoient que, d’ici 2014, il manquera notamment 2 200 analystes et consultants en informatique, 400 gestionnaires de systèmes informatiques, 400 ingénieurs électriciens et électroniciens, 250 ingénieurs informaticiens et 125 ingénieurs en logiciel.

«Les différentes branches du génie et les sciences informatiques offrent les meilleures perspectives d’emploi», note Sylvie Gagnon, directrice générale de TECHNOCompétences, le Comité sectoriel de main-d’œuvre en technologies de l’information et des communications. «En Amérique du Nord, les emplois sont surtout dans les services [consultants, experts-conseils, etc.] ou dans la conception de produits, poursuit-elle. Ces diplômés ont les compétences nécessaires pour élaborer les systèmes informatiques de transactions en ligne ou encore pour concevoir de nouveaux logiciels.»

On manquera aussi de techniciens en informatique, notamment pour les services d’aide aux usagers. D’autant que les inscriptions sont en baisse dans les programmes collégiaux de techniques en informatique, et ceux qui obtiennent leur diplôme sont de plus en plus nombreux à poursuivre leurs études à l’université.

Relève

La moyenne d’âge des travailleurs en TIC est de 41 ans. Les départs à la retraite ne sont donc pas encore un enjeu important pour l’industrie, selon TECHNOCompétences. Toutefois, la situation varie d’un employeur à l’autre. Les plus vieilles entreprises comptent un plus grand nombre de travailleurs s’apprêtant à quitter pour la retraite, selon Nicole Martel, pdg de l’Association québécoise des technologies.

Portrait statistique

On dénombrait 184 000 travailleurs des TIC en 2010. Plus de la moitié (55 %) exercent dans des entreprises non spécialisées en TIC, en tant qu’architectes de bases de données dans une compagnie de transport ou programmeurs dans une banque, par exemple. Près de la moitié des emplois exigent une formation universitaire et 40 % une formation collégiale. Moins de 2 % demandent une formation professionnelle. 10/11

Où travailler?

Plus de 85 % des travailleurs des TIC se concentrent à Montréal et à Québec, notamment dans les parcs technologiques. Toutefois, l’ensemble des entreprises et des organisations publiques et parapubliques embauche des professionnels­ des TIC, dans toutes les régions.

Formations gagnantes

  • Génie des technologies de l’information (Formation universitaire)
  • Génie informatique (Formation universitaire)
  • Génie logiciel (Formation universitaire)
  • Sciences de l’informatique (Formation universitaire)
  • Techniques de l’informatique (Formation collégiale)

 

Recherchés

  • Agents de soutien aux utilisateurs
  • Analystes et consultants en informatique
  • Architectes de systèmes
  • Designers graphiques et illustrateurs
  • Gestionnaires de projets
  • Ingénieurs (en électri­cité, en électronique, en informatique, en logiciel, etc.)
  • Programmeurs et développeurs en médias interactifs
  • Technologues et techniciens en génie

Pour aller plus loin

Association québécoise des technologies
Ma carrière en jeux
Ma carrière techno
TECHNOCompétences

Source: Les carrières d’avenir 2012

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