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Formation gagnante : Technologie de l’architecture

Israël Beaulieu travaille pour le bureau d’architectes Claude Brisson, en Beauce. «Plus jeune, l’image que j’avais de mon travail se limitait à une règle et à un crayon sur une planche à dessin, raconte-t-il. Je me suis vite aperçu que je devais remplacer cette image par celle d’une souris et d’un écran…»

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Rôle et tâches

Le rôle du technologue est habituellement d’assister l’architecte. Celui-ci fait la conception générale de l’édifice et le technologue peaufine les détails de construction tels que la plomberie, l’électricité ou le choix des matériaux. Pour sa part, Israël se considère comme chanceux de travailler avec un architecte qui lui laisse une grande autonomie et de nombreuses responsabilités. «Nous travaillons beaucoup pour les secteurs commercial et institutionnel, précise Israël. J’ai dessiné des plans d’écoles, de centres commerciaux, d’usines et de bâtiments administratifs. J’utilise pour cela l’ordinateur et le logiciel AutoCad, qui est devenu une référence pour tous ceux qui font du dessin technique.

«L’architecture est un domaine où l’on communique beaucoup, ajoute-t-il. Je dois bien comprendre les idées de base et les croquis préliminaires que me donne l’architecte. C’est essentiel pour dessiner mes plans et concevoir les détails techniques comme les fondations ou la composition des murs. Je dois également être très à l’écoute du client pour saisir ses besoins et ses envies.» Il lui faut ensuite traduire tout cela en dessins en tenant compte de l’aspect pratique et du côté fonctionnel. À l’issue d’un projet, il dessine les plans de présentation pour le client et les plans d’exécution pour l’entrepreneur.

Les technologues en architecture se rendent parfois sur le terrain pour prendre des mesures ou des photographies qui les aideront à faire des levés précis et à dessiner leurs plans.

Qualités recherchées

Les technologues doivent bien sûr être minutieux, mais il leur faut avant tout posséder la capacité de conceptualiser un plan. «C’est très important d’avoir ce côté visuel, considère Israël. Si tu es incapable d’imaginer la construction finale d’un édifice en examinant son plan, il y a peu de chances pour que cet édifice tienne debout…»

Ceux qui désirent travailler dans ce domaine doivent également avoir un bon esprit de synthèse pour pouvoir coordonner tous les éléments qui composent un bâtiment. «Bien souvent, mon patron se charge de trouver le client, raconte Israël. Il me donne ensuite les limites du budget et me dit de commencer les plans.»

Le travail se fait souvent en équipe et les relations avec les clients sont quotidiennes; il faut avoir le goût de communiquer avec les gens. En revanche, il n’est pas nécessaire d’avoir du talent en dessin puisque la plupart des plans se font par ordinateur. «Mais quand tu es capable de faire un joli croquis à la main pour le client, c’est tout de même un avantage», estime Israël.

Défis et perspectives

Selon Gilbert Pelletier, responsable de la coordination du programme au Cégep de Rimouski, les perspectives de placement de ces diplômés sont très bonnes. Il explique que grâce à leur grande polyvalence, à leur maîtrise du dessin technique et à leur connaissance des matériaux de construction, ce sont des sujets de choix pour les cabinets d’architectes, pour l’industrie du bâtiment et pour les secteurs du design d’intérieur ou de la fabrication de meubles. «Certaines pistes de carrière les dirigent même vers des organismes gouvernementaux ou vers des postes au sein des municipalités, poursuit M. Pelletier. Ainsi, un de nos anciens diplômés travaille comme technologue à plein temps pour l’Hôpital Laval. Il est en charge de tous les travaux de construction et de rénovation.» Gilbert Pelletier conclut en rappelant que le défi majeur auquel font face les diplômés réside dans leur habileté à maîtriser les outils de dessin assisté par ordinateur. Ces outils sont de plus en plus nombreux et perfectionnés. On n’a qu’à penser à la tendance actuelle qui est à la modélisation virtuelle des bâtiments en trois dimensions. 02/01

Horaires et milieux de travail

  • Les diplômés peuvent être employés par les bureaux d’architectes, d’entrepreneurs, d’ingénieurs-conseils, les usines
  • fabriquant des meubles, des portes et des fenêtres.
  • Ils sont souvent travailleurs autonomes pour les projets de moins de 100 000 $.
  • Certains travaillent comme designers d’intérieur.
  • C’est un milieu très informatisé.
  • Il est possible de travailler à l’extérieur pour faire des levés et des croquis sur le terrain.
  • Le travail de bureau se fait selon des horaires réguliers.


Champs d’Intérêt

  • aime l’architecture et le dessin
  • aime travailler sur ordinateur
  • aime faire un travail minutieux et précis
  • aime travailler avec le public et en équipe


Aptitudes

  • curiosité, pragmatisme et polyvalence
  • capacité d’analyse et de synthèse
  • sens de l’esthétique et souci du détail
  • facilité à communiquer et bilinguisme
  • autonomie, disponibilité et persévérance

Statistiques

Nombre de diplômés 338
Diplômés en emploi 59,0 %*
À temps plein 96,6 %
En rapport avec la formation 90,9 %
Aux études 39,8 %
Taux de chômage 0,7 %
Salaire hebdomadaire moyen 600 $

Source : La Relance au collégial en formation technique, MELS, 2011.
*Ce faible taux peut s’expliquer par le pourcentage élevé de diplômés qui poursuivent leurs études (39,8%)

Comment interpréter l’information

Pour connaître les établissements qui offrent ce programme, consultez l’Inforoute de la formation professionnelle et technique.

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