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Profession : denturologiste

«Au Québec, 45 % de la population est partiellement ou complètement édentée», note France Bélanger, professeure en denturologie au Collège Édouard-Montpetit. Si la demande de prothèses complètes diminue, elle est largement compensée par celle de prothèses partielles et de protecteurs buccaux. Bref, la profession de denturologiste a plus que jamais de très beaux jours devant elle.

Pour en savoir plus sur cette formation : Carrières d’avenir : Techniques de denturologie

Rôle et tâches

Le denturologiste conçoit, répare, fabrique et ajuste des prothèses dentaires amovibles, afin de restaurer les fonctions masticatoires et esthétiques chez les patients n’ayant plus toutes leurs dents. Comme la moitié des membres de l’Ordre des denturologistes du Québec, Stéphanie Dubuc est travailleuse autonome, c’est-à-dire qu’elle possède sa propre entreprise. «Dès ma sortie de l’école, j’ai eu la chance de m’associer à un denturologiste déjà établi, qui débordait de travail», mentionne-t-elle.

Ayant pignon sur rue à Lachine, Stéphanie Dubuc traite directement avec les patients. «Il est très important de les écouter attentivement, pour bien saisir ce qu’ils veulent comme résultat. D’ailleurs, du premier rendez-vous jusqu’à l’ajustement final de la prothèse, il faut compter cinq visites en moyenne, qui correspondent chacune à une étape en laboratoire.»

Concrètement, le denturologiste prend d’abord l’empreinte des gencives du patient. Il crée ensuite une maquette en cire, adaptée à l’articulation de la mâchoire. Puis, il choisit les dents selon des critères esthétiques tels que la forme du visage, le teint et les goûts personnels du client. Il ajuste ensuite la prothèse d’essai dans la bouche du patient. Enfin, il fabrique la prothèse définitive et effectue les dernières retouches pour assurer un confort maximal.

Dans le cadre de son travail, Stéphanie Dubuc peut aussi fabriquer des protecteurs buccaux, pour les hockeyeurs par exemple. «Comme n’importe quel travailleur autonome, je dois aussi prévoir du temps pour la prospection et la tenue de livres», tient-elle à signaler.

Qualités recherchées

Il ne faut pas avoir peur du travail manuel, qui est parfois très exigeant, affirme Stéphanie Dubuc. Dextérité, minutie et souci du détail sont nécessaires pour créer, réparer et ajuster de façon précise les pièces délicates des prothèses.

Le denturologiste doit aussi faire preuve de débrouillardise et d’ingéniosité, notamment lorsqu’il modifie ou répare une prothèse existante. Comme il travaille sans supervision, il porte l’entière responsabilité quant à la qualité du produit fini, ce qui demande toujours une grande rigueur.

Bien entendu, quand on travaille avec le public, l’entregent est une qualité essentielle. «Il faut aimer servir les gens et, à titre de professionnel, savoir bien se présenter», ajoute la diplômée.

Si le denturologiste choisit d’exploiter sa propre entreprise, il doit s’attendre à des revenus très variables d’une semaine à l’autre. «Au début surtout, ça prend des reins solides», souligne Stéphanie Dubuc. Même une fois qu’on a bâti sa clientèle, il faut gérer ses finances de façon responsable et se garder un coussin pour les imprévus.

Défis et perspectives

«Quand on lance une entreprise, les premières années ne sont pas faciles», reconnaît France Bélanger, du Collège Édouard-Montpetit. Cependant, le vieillissement de la population devrait faciliter l’insertion professionnelle des jeunes denturologistes.

D’une part, le bassin de clientèle s’agrandira, et d’autre part, beaucoup de denturologistes partiront à la retraite. «Déjà, on trouve de belles ouvertures en région», remarque l’enseignante. Par contre, comme l’espérance de vie augmente, les denturologistes feront aussi face à un nouveau défi, celui de servir une clientèle de plus en plus âgée, parfois en perte d’autonomie.

Enfin, l’implantologie, un secteur en plein essor, pourrait aussi accroître les débouchés pour les professionnels de la denturologie.

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • Le diplômé peut ouvrir son propre cabinet, seul ou avec des associés. Il peut aussi s’établir à même un cabinet de dentiste.
  • Des laboratoires spécialisés ou des hôpitaux emploient également des denturologistes.
  • Les heures de travail normales sont de 8 h à 17 h, mais les cabinets offrent parfois des rendez-vous en soirée pour accommoder la clientèle.

Champs d’intérêt

  • aime écouter et aider les personnes, expliquer et vulgariser
  • aime la médecine, le domainede la santé
  • aime faire un travail autonome
  • aime créer (à partir de problèmes concrets)
  • aime le travail manuel et les instruments de précision

Aptitudes

  • autonomie et initiative
  • patience et sensibilité envers les personnes
  • facilité à communiquer (écouter et expliquer)
  • grande dextérité et grande acuité de perception visuelle
  • grand souci du détail et sens des responsabilités
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