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Formation gagnante : techniques d’archives médicales

Formation gagnante : techniques d’archives médicales

Suivant la recommandation d’un conseiller d’orientation, Véronique Gignac a opté pour cette formation sans trop savoir à quoi s’attendre. «Je pensais que j’allais classer des dossiers à longueur de journée, mais c’est bien plus que ça!» soutient celle qui est aujourd’hui archiviste médicale au Centre hospitalier universitaire de Montréal.

Rôle et tâches

«Mon travail consiste à analyser les dossiers des patients et à cibler toute l’information médicale pertinente.» En lisant les consultations des médecins et des infirmières, elle note les maladies aiguës ou chroniques des patients, les diagnostics posés, les traitements donnés, les ressources utilisées (scanners, chirurgies, etc.) et les complications survenues lors de leur hospitalisation. Une fois l’information médicale analysée, l’archiviste en effectue le codage.

«À partir de la Classification internationale des maladies [banque de données informatisée], on code tous les diagnostics et les traitements trouvés dans le dossier. Chacun a un sigle très précis.»

L’enregistrement de ces données dans un logiciel informatique permet d’en tirer des rapports statistiques. «Par exemple, un cardiologue pourra nous demander combien de patients ont été opérés suivant tel ou tel problème et combien ont eu des complications ou sont décédés par la suite», dit Véronique Gignac. Ces statistiques sont utiles tant pour les médecins, les centres de recherche que pour le gouvernement du Québec.

La divulgation d’informations est un autre aspect du travail de l’archiviste. Toutes les demandes de consultation de dossiers médicaux passent par le service d’archives. «Notre travail consiste à appliquer les lois reliées à l’accès à l’information pour la protection des renseignements personnels, explique la diplômée. Par exemple, une mère qui veut consulter le dossier de son enfant qui a plus de 14 ans ne peut le faire sans son consentement.»

Qualités recherchées

Le diplômé doit avant tout aimer le travail de bureau. Plongé toute la journée dans des dossiers médicaux, il doit posséder un grand intérêt pour l’anatomie et la médecine. Un bon esprit de synthèse et d’analyse est également nécessaire à l’archiviste, car il faut constamment faire des liens entre les maladies, les diagnostics et les traitements, noter si des complications sont survenues pendant l’hospitalisation.

La minutie et la précision sont tout autant nécessaires. «Il est très important de répertorier toute l’information présente au dossier afin de produire des statistiques exactes», explique Véronique Gignac.

Nombre de diplômés 77
Diplômés en emploi 79,3 %
À temps plein 89,1 %
En rapport avec la formation 95,1 %
Aux études 8,6 %
Taux de chômage 13,2 %
Salaire hebdomadaire moyen 622 $
Source : La Relance au collégial en formation technique, MELS, 2011.

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