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Profession : infirmière clinicienne

Bien que le baccalauréat ne soit pas obligatoire pour travailler comme infirmière au Québec, environ le tiers de ces professionnelles en possèdent un. Un choix qui leur garantit une formation plus approfondie ainsi que le titre d’infirmière clinicienne.

Pour en savoir plus sur cette formation : Carrières d’avenir : Sciences infirmières

Rôle et tâches

Son diplôme collégial en soins infirmiers en poche, Elise Andreoli a travaillé pendant un an avant de s’inscrire au baccalauréat en sciences infirmières. «Je voulais un poste qui me donnerait une certaine autonomie et où je ferais du suivi de patients à long terme», raconte-t-elle. Une fois ses études universitaires terminées, elle est devenue infirmière clinicienne, le titre donné aux infirmières bachelières.

Elle occupe aujourd’hui un poste qui correspond à ce qu’elle voulait : infirmière pivot en uro-oncologie au CHUM. «J’accompagne chaque année une centaine de patients atteints d’un cancer du système urinaire pendant toute leur période de traitement.» Pour chacun d’eux, Elise est la personne-ressource. «C’est moi qu’ils voient le plus souvent. Je réponds à toutes leurs questions sur la maladie et les thérapies. J’évalue leur état pour voir s’il faut poursuivre un traitement ou demander au médecin de le modifier.» Elle fait aussi beaucoup de suivis téléphoniques et appelle ses patients entre leurs rendez-vous à l’hôpital pour vérifier, par exemple, l’efficacité d’un médi­cament prescrit pour contrer les nausées causées par la chimiothérapie.

Un patient atteint de cancer est souvent suivi par différents spécialistes (oncologue, radio-oncologue, psychiatre, etc.). Elise est l’intervenante centrale de cette équipe de soins. «Si un patient doit rencontrer une nutri­tionniste, c’est moi qui prends le rendez-vous. Je l’informe de l’état du patient et lui explique les interventions qui ont déjà été entreprises. Je veille ensuite à ce que le médecin traitant soit mis au courant», illustre-t-elle.

Qualités recherchées

Dans un environnement où les imprévus sont fréquents, savoir établir des priorités est capital, croit Elise. «Si un patient m’appelle parce qu’il ne va pas bien, je dois mettre de côté ce que je suis en train de faire et décider, par exemple, si j’envoie quelqu’un du CLSC chez lui pour évaluer la situation, ou si je le fais venir à l’urgence», explique-t-elle.

«L’infirmière doit être capable de détecter les signes d’aggravation ou d’amélioration de l’état d’un patient», ajoute Line Saintonge, professeure et directrice des programmes de premier cycle à l’École des sciences infirmières de l’Université de Sherbrooke. Pour ce faire, un sens de l’observation aigu doublé de solides connaissances des maladies et de leurs symptômes sont essentiels.

Compte tenu que les infirmières cliniciennes deviennent souvent responsables d’une équipe de soins, le leadership est aussi important. Et bien entendu, le contact avec les patients exige empathie et doigté. «Un patient qui reçoit un diagnostic peut être en état de choc, illustre Line Saintonge. Il faut être attentive pour savoir quand donner de l’information et quand s’arrêter.»

Défis et perspectives

Avec l’évolution de la science et des technologies, les maladies et les traitements se complexifient. Maintenir ses compétences à jour représente un défi de taille. «Par exemple, la pharmacologie évolue très rapidement, dit Mme Saintonge. Il faut continuellement s’informer sur les nouveaux médicaments et les effets qu’ils peuvent engendrer.»

Après avoir acquis de l’expérience sur le terrain, les infirmières cliniciennes peuvent enseigner en soins infirmiers au collégial. Les diplômées qui souhaitent accéder aux postes d’infirmière chef ou de cadre peuvent suivre des formations complémentaires en gestion de la santé. 04/10

Particularités

Étant donné la présence majoritaire des femmes dans la profession, il est généralement accepté que le terme féminin «infirmière» inclut le masculin.

Il faut être membre de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec pour porter le titre d’infirmière clinicienne.

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • Les infirmières cliniciennes peuvent travailler dans divers milieux comme les hôpitaux, les CHSLD, les CLSC, ainsi que dans les écoles ou l’entreprise privée.
  • Elles peuvent choisir différents domaines de pratique comme la chirurgie, les soins intensifs, la néonatologie, la santé mentale, la santé communautaire, etc.
  • Selon les domaines, l’infirmière clinicienne peut avoir à travailler le soir, la nuit et les fins de semaine, souvent sur appel, surtout les premières années.

Champs d’intérêt

  • aime encourager et aider les personnes
  • aime communiquer (écouter, conseiller, vulgariser)
  • apprécie les sciences et la technologie
  • aime toucher les gens
  • aime analyser, observer, manipuler
  • aime prendre des décisions et collaborer

Aptitudes

  • habileté à la communication et à la relation d’aide
  • capacité pour les sciences
  • sens des responsabilités et sens critique
  • capacité d’adaptation
  • résistance au stress
  • grande disponibilité
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