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Profession : conseiller en relations industrielles

«Au cégep, j’ai fait une année en microbiologie et je me suis rendu compte que passer ma vie les deux yeux sur un microscope, ce n’était pas pour moi… Ma passion pour le travail avec les êtres humains, c’est ce qui m’a amenée au baccalauréat en relations industrielles», raconte Ariane Lamy.

Rôle et tâches

«Relations industrielles» peut laisser croire à des relations avec des machines. Or, c’est l’être humain qui est au cœur de ce vaste champ d’activité qui se divise en trois secteurs : les relations du travail (ou patronales-syndicales), la gestion des ressources humaines (embauche et fidélisation de la main-d’œuvre) et les politiques publiques du travail (concernant la formation, par exemple).

Après son baccalauréat, Ariane a effectué un stage chez SRH Ressources humaines, à Montréal. L’entreprise l’a immédiatement embauchée comme conseillère en ressources humaines.

Elle est spécialisée en recrutement. «Je reçois d’abord une commande d’une entreprise cliente pour remplacer un travailleur ou pourvoir un nouveau poste. Je rédige une description de tâches et j’affiche le poste dans les sites Web d’offres d’emploi, les journaux, etc.» Elle analyse les candidatures, procède à des entrevues d’embauche, vérifie les références, transmet une offre à un candidat; si ce dernier accepte, après avoir discuté de conditions de travail et de rémunération, il est embauché. «On assure un suivi avec le client pendant trois mois, pour vérifier si le candidat satisfait aux exigences. Si ce n’est pas le cas, on recommence le processus.»

Ariane peut également fournir aux entreprises clientes un service de paie, les conseiller sur leurs relations avec leurs syndicats ou sur la formation professionnelle. «Par exemple, certaines entreprises ne sont pas au courant de l’existence de la loi qui les oblige à dépenser 1 % de leur masse salariale en formation pour leurs employés, d’autres ne savent pas comment calculer les heures de formation. Je peux les aider», explique-t-elle.

Qualités recherchées

«Il faut beaucoup d’entregent, mentionne Ariane. On ne fait pas de la psychologie comme telle, mais quand on discute avec un client ou quand on rencontre quelqu’un en entrevue, on doit analyser les non-dits.» Par exemple, les candidats sont parfois réticents à dévoiler pourquoi ils ont quitté leur emploi précédent. «Il faut aller chercher les informations qu’on ne nous donne pas, mais dont on a besoin», précise-t-elle.

James Douglas Thwaites, directeur du Département des relations industrielles de l’Université Laval, distingue cinq aptitudes : «Aimer la gestion et le travail d’équipe; être capable de résoudre des problèmes; posséder des habiletés en communication et en mobilisation; connaître les lois et règlements en vigueur; être à l’aise à l’utilisation des outils d’évaluation et de classification», explique-t-il. Selon le professeur, il ne faut pas nécessairement être polyvalent au départ, mais il faut avoir le goût de travailler dans un contexte de polyvalence, car le conseiller en relations industrielles exerce au sein d’une équipe de spécialistes : gestionnaires, comptables, avocats, etc.

Défis et perspectives

«L’université donne une série de méthodes qui s’appliquent à tous les milieux, mais sur le marché du travail, il faut arrimer ce qu’on a appris à un milieu qui peut être syndiqué, non syndiqué, du secteur public ou privé, etc.», souligne James Douglas Thwaites.

Les exigences des organisations varient. «Dans les petites entreprises, c’est la polyvalence qui est la carte à jouer : le professionnel des relations industrielles va assumer un rôle beaucoup plus large que dans une grande entreprise ou au gouvernement, où les tâches sont plus spécialisées», indique-t-il. 04/10

Il faut être membre de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés pour porter le titre de conseiller en ressources humaines agréé (CRHA) ou de conseiller en relations industrielles agréé (CRIA).

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • Les diplômés travaillent dans les organisations de toutes tailles et de tous les secteurs (privé, public, sans but lucratif) qui ont un service des ressources humaines.
  • Ils peuvent également travailler chez les sous-traitants qui ont pour clients des entreprises n’ayant pas les moyens de s’offrir un service des ressources humaines ou dont le service des ressources humaines est débordé.
  • Les horaires sont variables. Les conseillers ne comptent pas leurs heures dans les entreprises en forte croissance ou pendant les négociations collectives et les conflits de travail.

Champs d’intérêt

  • aime la résolution de problèmes et de conflits
  • aime écouter les gens et parler avec eux
  • aime juger, conseiller, prendre des décisions
  • préfère l’autonomie, la polyvalence et la mobilité à la routine

Aptitudes

  • facilité pour la conciliation et la négociation
  • psychologie et pragmatisme
  • grand sens critique
  • esprit polyvalent et novateur
  • résistance au stress
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