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Métier : plombier-tuyauteur

Habile de ses mains, Robin Boucher a toujours aimé la construction. Il a lui-même rénové sa maison et, à l’occasion, il a aidé des amis à en faire autant. Si bien qu’il a laissé son emploi dans une fonderie pour vivre de sa passion. Grâce à son diplôme en plomberie-chauffage, il passe maintenant le plus clair de son temps sur les chantiers.

Pour en savoir plus sur cette formation : Carrières d’avenir : Plomberie et chauffage

Rôle et tâches

Le diplômé en plomberie-chauffage est formé pour installer, réparer et entretenir les réseaux de plomberie dans les bâtiments résidentiels et non résidentiels ainsi que la tuyauterie et les appareils des systèmes de chauffage à la vapeur ou à l’eau chaude utilisés dans les industries, les institutions et les édifices commerciaux.

Tout de suite après avoir terminé son DEP en plomberie-chauffage, Robin a été embauché par un entrepreneur de Saint-Constant, Plomberie Modèle PR. «Nous travaillons uniquement dans des maisons neuves», explique-t-il. Le plombier doit intervenir trois fois pendant la construction : une première fois pour effectuer les installations souterraines, ce qu’on appelle le «fond de cave»; une seconde fois pour l’élévation, c’est-à-dire la pose des tuyaux et des colonnes de ventilation; et une troisième fois pour la finition, soit l’installation des divers appareils (baignoire, évier, douche, etc.).

Robin travaille actuellement comme apprenti, accumulant les heures qui lui permettront d’obtenir sa carte de compagnon dans trois ans, espère-t-il. Chaque matin, il se rend chez son employeur, qui consulte les plans et devis pour déterminer le type et la quantité de matériaux à apporter, selon l’étape où est rendue la construction. Le camion est ensuite chargé, puis déchargé une fois arrivé sur le chantier, et le travail proprement dit peut alors commencer. «Aujourd’hui nous montons le réseau, à partir du sous-sol jusqu’au toit de la maison, explique Robin. Nous perçons des trous dans la structure pour y faire passer les tuyaux. Nous coupons ensuite les tuyaux et les raccordons en utilisant différents modes d’assemblage [soudage, collage, filage, etc.].»

Qualités recherchées

«Vous n’aimeriez pas avoir un tuyau qui passe au beau milieu de votre salon, n’est-ce pas? lance Robin. Nous devons donc respecter le Code national de la plomberie en tenant compte de la structure de la maison. Parfois, ça ne donne pas la même chose dans la réalité que sur papier. Il faut alors savoir faire les ajustements qui s’imposent.» Avoir l’esprit logique et être capable de visualiser un plan en trois dimensions, c’est essentiel, croit-il.

Responsable, conscient de l’importance de son rôle dans la construction d’une maison, Robin aime le travail bien fait. «Dans une maison, la plomberie, c’est ce qui dure le plus longtemps. Il faut que ça se tienne, que ce soit solide, qu’il n’y ait pas de fuites. Quand j’ai fini un travail et que je regarde ma tuyauterie bien alignée, je ressens de la fierté.» Et il faut être prêt à travailler physiquement, dans des conditions pas toujours idéales. Robin apprécie particulièrement la variété de son travail. «On ne sait jamais ce qui nous attend. D’une maison à l’autre, la tuyauterie ne passe jamais exactement au même endroit. Il faut être capable de s’adapter à chaque situation.»

Défis et perspectives

«Tant et aussi longtemps qu’il y aura des systèmes d’alimentation en eau et des systèmes de chauffage à l’eau et à la vapeur dans les bâtiments, il faudra des gens pour en faire l’installation, l’entretien et la réparation», affirme Richard Pelletier, professeur au Centre de formation professionnelle Pavillon-de-l’Avenir, à Rivière-du-Loup.

Selon lui, le diplômé qui, après avoir effectué ses heures d’apprentissage, passe les examens pour obtenir son certificat de qualification en plomberie-chauffage, s’assure une bonne sécurité d’emploi.

Mais le métier évolue-t-il? «La plomberie, ça ne change pas rapidement, poursuit Richard Pelletier. Sauf peut-être en ce qui concerne les achats d’équipement, qui se font désormais à peu près toujours par ordinateur. En chauffage, il y a maintenant des systèmes munis de plaquettes électroniques. Il faut donc suivre l’évolution de la technologie pour être capable de déceler si une plaquette est défectueuse.» 02/03

Particularité

Ce métier fait partie des métiers de la construction et est régi comme tel par la Commission de la construction du Québec.

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Horaires et milieux de travail

  • Le diplômé est appelé à travailler dans le domaine de la construction résidentielle et non résidentielle, à son propre compte ou pour un entrepreneur.
  • Il peut aussi travailler pour une entreprise qui fait l’entretien et la réparation de plomberie et de systèmes de chauffage à l’eau ou à la vapeur.
  • On le trouve également dans les institutions (hôpitaux, écoles, etc.) et les industries qui utilisent l’eau ou la vapeur pour le chauffage ou encore pour faire fonctionner des équipements.
  • Il travaille généralement de jour, quoiqu’en industrie l’entretien se fasse souvent durant la nuit.

Champs d’intérêt

  • aime le domaine du bâtiment
  • apprécie le travail manuel
  • préfère le travail varié à la routine
  • aime résoudre des problèmes
  • aime le travail bien fait

Aptitudes

  • capacité de lire et de comprendre des plans
  • capacité de comprendre et d’interpréter des règlements (Code national de plomberie)
  • esprit logique
  • dextérité manuelle
  • sens des responsabilités et autonomie
  • bonne santé physique 
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