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Entente rejetée au CN

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Le CN a annoncé jeudi soir vouloir aller en arbitrage exécutoire après avoir appris le rejet, par ses 3 000 chefs de train, agents de train, agents de triage et coordonnateurs de formation des trains, de l’entente de principe conclue le 5 février dernier avec leur syndicat, la Conférence ferroviaire de Teamsters Canada (CFTC-CAT).

« Le CN a proposé aujourd’hui à la CFTC-CAT que les questions restées pendantes soient soumises à un arbitrage définitif et exécutoire, afin de permettre aux parties de faire progresser les choses sans la perspective d’un arrêt de travail», a déclaré le président-directeur général du CN, Claude Mongeau, dans un communiqué.

Dans un tel contexte, un arbitre imposerait aux parties une convention collective, sans droit de recours.

Pour sa part, la ministre du Travail, Kellie Leitch, qui avait déjà menacé les deux parties d’une loi spéciale à défaut d’une entente, a pris acte de la situation. « Notre gouvernement est déçu que les membres de la Conférence ferroviaire Teamsters Canada aient rejeté encore une fois l’entente de principe conclue par le comité de négociation. (…) J’encourage vivement les deux parties à tenir compte de l’intérêt supérieur des Canadiens et à éviter un arrêt de travail en soumettant les points qui sont encore en litige à l’arbitrage volontaire», a-t-elle déclaré.

Mise à jour : Vendredi après-midi, le porte-parole de la CFTC, Roland Hackl, a indiqué à la Presse Canadienne que la menace d’une loi spéciale rendait peu probable le recours à la grève. Il a ajouté que le syndicat en est à évaluer ses options.

Le CN transporte pour 250 milliards de dollars de marchandises annuellement. Un arrêt de travail pourrait avoir des conséquences considérables pour l’économie canadienne.

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