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Découvrez un métier : Intégrateur Web

Nous vous proposons ici notre nouveau rendez-vous mensuel : ‘Découvrez un métier’. Chaque mois, l’équipe Jobboom vous fait découvrir un métier à travers les témoignages de recruteurs et d’employés exerçant cette fonction.

Ce mois-ci, nous explorons le métier d’intégrateur web en compagnie de Manuel Roy, intégrateur web et Stefany Clouatre, responsable du recrutement; tous deux au sein de Mediagrif.

En quoi consiste le métier d’intégrateur

L’intégrateur, ou développeur « front end », est la personne en charge de traduire et de transposer les maquettes fournies par l’équipe graphique dans un langage informatique selon les spécifications techniques imposées par le serveur qui hébergera la page web. Ce nouvel outil permettra d’avoir un rendu réel du site ou de l’application dans un navigateur.

L’intégrateur peut également intervenir sur tout ce qui a trait à l’interactivité en général. L’objectif de l’intégration est donc de traduire les désirs et contraintes de ces deux parties : le design et le développement pour que les sites fonctionnent correctement dans les navigateurs classiques et mobiles.

Quelles sont les compétences primordiales?

Un intégrateur doit maîtriser les langages HTML, CSS et Javascript. Les plus expérimentés auront également des connaissances avancées dans certaines bibliothèques ou frameworks Javascript. Ces langages de programmation représentent la base du travail de l’intégrateur. Une compréhension d’autres langages et la maîtrise des outils de la suite Adobe sont également très utiles.

Un autre aspect primordial est la débrouillardise! Le métier d’intégrateur demande de maîtriser et de manipuler un éventail de technologies très variées : connaissance des langages, des navigateurs, de la manière dont ils interagissent entre eux… Comme la technologie  évolue rapidement, il faut savoir se tenir à jour.

Quels sont les traits de personnalités qu’on retrouve chez les intégrateurs?

La capacité et le goût de travailler en équipe sont vraiment importants. La plupart des projets web sont réalisés en équipe et les échanges d’idées qui en résultent aident souvent à avancer plus efficacement.

Il faut aussi avoir une forte capacité d’adaptation. Il faut savoir mettre à jour ses connaissances, changer d’outils et adapter sa manière de faire en fonction des besoins. La minutie et la rigueur seront aussi nécessaires pour détecter les problèmes et identifier les erreurs.

Quels sont les principaux défis à surmonter?

L’ampleur des attentes du client représente le plus grand défi du métier d’intégrateur. Un design graphique est plat, on peut imaginer la fonctionnalité et certains mouvements, mais nous devons développer toutes les fonctionnalités et les animations. Il faut poser les bonnes questions pour comprendre les besoins du client pour éviter les pertes de temps dues aux modifications.

Se maintenir en permanence à jour est un autre défi du métier d’intégrateur. Chaque année, de nouvelles technologiques apparaissent. Ce sont généralement de petites améliorations, mais qui peuvent faire de grosses différences.

Quelles sont les possibilités d’avancement?

On retrouve des postes d’intégrateur dans les entreprises qui possèdent une interface web (sites et/ou applications). Comme c’est le cas dans plusieurs postes spécialisés, les postes d’entrée exigent moins d’expérience et les intégrateurs peuvent avoir différents niveaux de séniorité.

Il est possible d’évoluer vers les différents postes suivants:

  • gestionnaire ou chef d’équipe;
  • programmeur « front end » en se spécialisant dans certains langages de programmation;
  • architecte de l’expérience utilisateur en se formant en ergonomie.

Dans la mesure où les parcours scolaires sont pluridisciplinaires, un intégrateur peut aller vers plusieurs métiers assez variés : designer graphique, gestionnaire de projet web, programmeur, etc. Il suffit de suivre des formations complémentaires afin d’accéder à ces opportunités.

Quelles études sont nécessaires pour devenir intégrateur?

Il y a plusieurs formations disponibles au Québec, par exemple, la technique d’Intégration Multimédia délivrée dans plusieurs CÉGEP. Il y a aussi des Baccalauréat qui permettent d’aller plus loin comme le Baccalauréat en Génie des Technologies de l’Information de l’ETS ou le Baccalauréat en Communication (médias interactifs)  de l’UQAM.

Ce qui est parfois un peu difficile à appréhender, c’est que certaines technologies étudiées seront quelques années plus tard, devenues obsolètes. Mais la rigueur et les manières de penser acquises peuvent se transférer d’un langage à l’autre.

Toutes les ressources pour se former soi-même sont disponibles sur internet. Mais c’est néanmoins complexe. Il faut non seulement une discipline personnelle, mais des connaissances de bases en programmation ou en design représentent des atouts certains.

Le parcours scolaire permet de découvrir ce qu’on aime en travaillant sur une variété de projets et de langages. Il vaut mieux se spécialiser rapidement et se plonger complètement dans ce qu’on aime. Ce sera plus payant que de rester généraliste et d’essayer de pallier à ses faiblesses.

La spécialisation permet de se construire un profil unique et de devenir indispensable. Bien que l’on continue de voir des offres d’emploi qui proviennent d’entreprises qui ne savent pas vraiment en quoi consiste le métier d’intégrateur et qui demandent des champs de compétences très larges, un profil spécialisé apportera bien plus à l’employeur!

Une anecdote de travail particulièrement marquante?

Une partie du travail est de savoir identifier du code réutilisable d’un projet à l’autre pour économiser du temps. Manuel Roy avoue qu’il est un spécialiste du “copier/copier”, un art qui consiste à utiliser la fonction copier une deuxième fois au moment de coller le texte préalablement copié. Rien de très grave, mais une action qui crée régulièrement un peu de frustration!

Le point de vue du recruteur :

Nous avons interrogé nos spécialistes en recrutement et le chef d’équipe d’intégrateurs afin de vous indiquer quels sont les éléments à bien mettre de l’avant dans vos futures candidatures!

Quels sont les éléments clés recherchés sur un CV d’intégrateur?

Dans un premier temps, nous nous attendons du CV d’intégrateur qu’il soit bien mis en forme et coloré. Pas autant qu’un CV de designer, mais cela reste important que le CV soit personnalisé et qu’il contienne des hyperliens fonctionnels dans sa version informatique.

Ensuite, les connaissances de langages de programmation sont primordiales : HTML, CSS, et Javascript. Il faut retrouver la démonstration des capacités techniques et comment elles ont été exploitées dans ses diverses expériences professionnelles. Des connaissances en JSP, PHP et TWIG peuvent aussi être un atout. Il est intéressant d’ajouter une liste de projets personnels réalisés. Ils peuvent enrichir une candidature en montrant un peu mieux ce que le candidat sait faire.

Quelle importance donnez-vous à un portfolio?

Cela dépend du profil du candidat. Pour un poste d’intégrateur expérimenté, le portfolio est primordial car il illustre comment le candidat a travaillé dans ses expériences précédentes et quelles technologies il connaît. Pour un intégrateur junior, c’est moins important puisque ses connaissances seront moins avancées et ses habitudes de travail ne seront pas encore en place.

Quelles sont les questions à poser en entrevue?

Nous demandons souvent si le candidat suit des blogs ou des sites web et quels sont ses modèles préférés en termes de qualité de réalisation; cela permet souvent de saisir un peu mieux le profil du candidat.

S’il arrive à démontrer son intérêt pour d’autres technologies ou langages de programmation liés au métier d’intégrateur, c’est aussi un gros plus. Cela nous montre dès l’entrevue que nous avons affaire à un candidat qui sait évoluer et s’adapter.

Vous êtes intéressés par un poste d’intégrateur web? Rendez-vous sur Jobboom en cliquant ici pour consulter toutes les offres d’emploi disponibles.

Florian Saugues

Florian Saugues est curieux, c'est bien là son trait prédominant. Il est aussi gestionnaire de communautés pour Jobboom, LesPAC, et Reseau Contact. Et il enseigne l'histoire du jeu vidéo et l'inspiration mythologique pour Rubika Montreal.