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Stage à l’étranger : le choc culturel au travail

Au Québec, on se dit les vraies affaires. Et notre patron, même s’il est notre supérieur, doit gagner notre estime… Une réalité qui peut être différente ailleurs dans le monde!

C’est du moins la conclusion à laquelle en est venue Joseph Aoun, conférencier et auteur du livre Gérer les différences culturelles : Pour communiquer plus efficacement avec les diverses cultures du monde.

Le choc est d’autant plus grand dans un pays comme le Japon, à l’opposé du Québec. «Il est difficile de décoder ce que les gens pensent, puisqu’ils sont très pudiques. Et plus on tente de forcer l’autre à s’ouvrir, plus il se referme.»

Dans certains pays, la différence dans la gestion du temps est flagrante, a constaté Chloé Perrin-Macgaw, étudiante à HEC Montréal ayant travaillé deux mois dans un hôtel cinq étoiles du Bangladesh. «On se rend compte que « tout de suite » peut signifier dans une heure et demie! On doit s’adapter sans s’en offusquer», raconte-t-elle.

Écouter sans juger

Selon M. Aoun, pour éviter les faux pas, il faut avant tout se renseigner sur la culture de notre terre d’accueil, en plus de se mettre en mode d’écoute et d’ouverture.

Au début de son séjour, Chloé a d’ailleurs passé les premiers jours de son stage à observer les façons de faire de ses collègues. En signe de respect, elle portait également les vêtements traditionnels du pays pour se rendre au boulot et a appris quelques mots de bengalî. «Cela m’a aidé à abolir les barrières. Mes collègues ont vu que j’étais ouverte d’esprit et cela leur a donné envie de me faire découvrir leur culture», raconte-t-elle.

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