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Québec resserre l’embauche de fonctionnaires

Le gouvernement Marois a décrété un gel d’embauche de nouveaux fonctionnaires, en vigueur jusqu’au 31 mars, afin de contrôler ses dépenses d’ici la fin de l’année financière. Il s’agit de la deuxième mesure du genre en moins d’un an.

L’information a d’abord été révélée par les syndicats après la découverte d’une note interne destinée aux ministères et organismes assujettis à la Loi sur la fonction publique. Elle a été confirmée ce jeudi par le secrétariat du Conseil du trésor.

Québec indique qu’il ne s’agit pas d’un gel absolu, mais plutôt de mesures de contrôle. Tout recrutement d’employé régulier ou tout renouvellement d’embauche d’un employé occasionnel devra être approuvé par le Conseil du trésor, qui évaluera les demandes selon les priorités du gouvernement.

Le Syndicat de la fonction publique et parapublique s’insurge contre la mesure, excessive à ses yeux. «Déjà, la politique de non-remplacement d’une personne sur deux quittant son emploi pour prendre sa retraite a grandement hypothéqué le renouvellement des effectifs dans la fonction publique ces dernières années, affirme un communiqué de l’organisation. En 2010, le gouvernement dirigé par les libéraux affirmait que le plan de réduction des effectifs avait atteint ses limites.»

Le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec estime quant à lui que le gouvernement se leurre s’il croit faire des économies en agissant de la sorte, car il doit alors recourir à des sous-traitants pour pallier le manque de personnel. Or ceux-ci coûtent plus cher que les fonctionnaires. Un employé de l’État entraîne une dépense de 400 $ par jour, tandis que la note d’un sous-traitant atteint au minimum 571 $ quotidiennement, un prix qui peut culminer à 1200 $ pour certains domaines d’expertise.

D’après Argent

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