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Payer une formation à un employé

Lorsque c’est l’entreprise qui défraye les coûts de formation d’un employé, que peut exiger le patron en retour?

Selon Muriel Drolet, présidente de Drolet Douville et associés, une firme de consultants et formateurs en management à Québec, les gestionnaires doivent s’en tenir à la politique de formation de l’entreprise.

Cette politique stipule généralement que la compagnie rembourse entre 50 % et 100 % des frais de scolarité si l’employé obtient la note de passage.

Certaines politiques donnent des pouvoirs discrétionnaires au gestionnaire quant à la négociation du temps de travail.

«Il peut parfois autoriser l’employé à étudier pendant qu’il est au bureau ou le libérer une demi-journée par semaine s’il est à jour dans son travail. Mais dans d’autres entreprises, aucune négociation de ce type n’est permise», explique Mme Drolet.

Quoi qu’il en soit, une entente avec le supérieur hiérarchique, concernant les différentes modalités, devrait toujours être prise avant le début du cours.

La loyauté dans tout ça?

Un gestionnaire peut toutefois craindre qu’une fois son diplôme en poche, l’employé ne démissionne au profit d’une entreprise concurrente… Si la formation payée n’est pas obligatoire à l’exécution des tâches, gestionnaire et employé peuvent conclure une entente de loyauté avant le début de la formation.

Par exemple, l’employé pourrait s’engager à rester à l’emploi de la compagnie pendant un an après l’obtention de son diplôme, moyennant une augmentation de salaire ou une promotion par exemple. «Certaines organisations demandent un remboursement des frais de formation si l’employé ne reste pas dans l’entreprise», précise Mme Drolet.

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