Navigation des articles

equipe-jobboom

Mauvaise note pour la réforme de l’assurance-emploi

drapeauxQUE_CAN

La Commission nationale d’examen de l’assurance-emploi dresse un bilan négatif de la réforme de l’assurance-emploi et conseille au gouvernement du Québec de négocier auprès d’Ottawa pour obtenir la gestion du régime.

La Commission, créée par le gouvernement du Québec après l’entrée en vigueur de la controversée réforme de l’assurance-emploi en janvier 2013, a remis son rapport après avoir mené des consultations auprès de travailleurs, d’employeurs et d’experts.

Elle recommande au gouvernement du Canada d’éliminer certaines composantes de la réforme, notamment la création de trois types de prestataires (travailleurs de longue date, prestataires fréquents et prestataires occasionnels).

Quant à la définition d’un emploi convenable, elle doit être précisée, jugent les commissaires. Selon les nouveaux critères en vigueur, un emploi convenable peut être situé jusqu’à une heure de route du domicile du travailleur. «Il faut tenir compte explicitement des contraintes auxquelles sont confrontés certains travailleurs en raison notamment de l’absence de transport en commun, des conditions atmosphériques et du coût effectif du transport», écrivent dans le rapport les commissaires, l’ancien chef du Bloc québécois Gilles Duceppe et l’ancienne ministre péquiste Rita Dionne-Marsolais

Le ministre fédéral de l’Emploi, Jason Kenney, a tenu à répliquer sur le réseau social Twitter. «Nos données indiquent que moins de 1% des refus sont attribuables à nos changements clarifiant l’obligation de chercher un emploi».

La Commission recommande au gouvernement du Québec de négocier une entente administrative avec Ottawa pour gérer le montant des prestations accordées aux chômeurs québécois. «Cela permettrait de l’adapter aux besoins de l’économie du Québec», a soutenu Rita Dionne-Marsolais, en conférence de presse. M. Duceppe a assuré que cela serait possible sans sortir du programme fédéral.

Le ministre Kenney n’a pas manqué de rappeler que les Québécois cotisent à la caisse d’assurance-emploi à hauteur de 3,2 milliards par année, mais en retirent 4 milliards en prestations de chômeurs.

La Commission demande également au gouvernement fédéral de contribuer de nouveau à la caisse de l’assurance-emploi. Le fédéral ne finance plus le programme depuis 1990.

Au sujet de l’assurance-emploi chez les travailleurs saisonniers: La double vie des travailleurs saisonniers.

Partager