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Les études supérieures ou la formation continue?

Portes et escaliers

Quelle avenue choisir pour se perfectionner après des études universitaires de premier cycle? L’option la plus évidente n’est pas nécessairement la meilleure.

Depuis pratiquement aussi longtemps que j’ai quitté les bancs de l’université, je songe à y retourner. L’envie de m’inscrire dans un programme de maîtrise ou de DESS, alimentée par mon désir de faire progresser ma carrière et ma soif d’apprentissage, me revient aussi régulièrement que la pleine lune.

Et pourtant, plusieurs années plus tard, ce projet est toujours… un projet, justement.

J’ai longtemps pensé que les études supérieures étaient le seul moyen de poursuivre ma formation et d’acquérir de nouvelles connaissances. Elles m’apparaissaient être la suite logique à ma formation de premier cycle.

Or, après quelques années sur le marché du travail, je remets sérieusement en question ce raisonnement.

Quand on songe aux études supérieures, deux éléments doivent d’abord être considérés : le temps et l’argent. Une maîtrise à temps plein implique un hiatus de deux ans pendant lequel on se coupe du marché du travail, et des coûts pouvant facilement dépasser 3 000 $ par année (sans compter la perte de revenu associée à la cessation du travail). Les études à temps partiel combinées au travail constituent une solution intéressante mais demandent une discipline de fer et beaucoup de volonté.

Ensuite, il faut se questionner sur ce qu’apporterait réellement une maîtrise*. Un MBA peut être un complément intéressant à plusieurs formations, mais bon nombre de programmes de maîtrise sont axés sur la recherche et visent à former des spécialistes, des chercheurs ou des enseignants. De plus, selon le domaine professionnel, il n’est pas garanti que les études supérieures amèneront un plus grand revenu.

C’est alors que m’est apparue une option que je n’avais pas considérée avant : la formation continue. Incontournable dans certains domaines (notamment ceux qui sont régis par des ordres professionnels, qui obligent leur membre à se perfectionner tout au long de leur carrière), elle est souvent négligée dans des secteurs moins encadrés comme les communications ou les sciences humaines (j’en suis coupable).

C’est pourtant une avenue qui comporte bon nombre d’avantages : les formations sont plus courtes, donc plus flexibles, et ciblent généralement des compétences très spécifiques (apprentissage d’un logiciel, développement d’aptitudes en gestion de projet, etc.) directement applicables dans son milieu de travail.

Bien que la formation continue ne soit pas toujours créditée et soit moins «sexy» qu’un diplôme supplémentaire, elle constitue un ajout très concret à un CV. En combinant quelques formations choisies sur le volet, on peut rapidement adapter son profil en fonction du type d’emploi qui nous intéresse. Par ailleurs, ces compétences spécifiques sont facilement monnayables lorsque vient le temps de faire valoir sa candidature.

Et si l’atmosphère universitaire vous manque, sachez que les universités offrent une vaste gamme de séminaires et de formations auxquels les diplômés ont accès à tarif réduit.

Alors si, comme moi, vous envisagez un retour aux études pour combler votre besoin de stimulation intellectuelle, prenez une minute pour vous questionner sur vos motivations réelles : voulez-vous vous spécialiser dans un créneau précis, par l’entreprise d’un projet de recherche, ou simplement avoir quelque chose à ajouter sur votre CV? La meilleure solution pourrait fort bien s’imposer d’elle-même.

*Bien sûr, vous aurez compris que j’exclue ici les maîtrises qui sont essentielles à la pratique de certaines professions (psychoéducation, orthophonie, ergothérapie, etc.).

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Simon Granger

Simon Granger s'intéresse aux enjeux touchant la formation, l'orientation professionnelle et l'accession au marché du travail. Il aime le café filtre, le point-virgule et les mots croisés.

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