Navigation des articles

equipe-jobboom

Les employés municipaux exposés à la violence

violence

Les employés des municipalités seraient particulièrement à risque d’être victimes ou témoins d’actes de violence au travail, selon un sondage.

Le groupe Violence au travail selon le sexe et le genre (VISAGE) de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, en collaboration avec l’Association paritaire pour la santé et la sécurité du travail, secteur «affaires municipales» (APSAM), a interrogé 1 163 personnes du secteur des affaires municipales, qui comprend cols bleus, cols blancs, policiers, pompiers et employés des transports publics, sur l’incidence des actes de violence dans leur milieu de travail.

Pas moins de 69 % des répondants ont affirmé avoir été victimes ou témoins d’au moins un acte de violence au cours des 12 mois précédents le sondage. La majorité des cas consistait en des actes de violence physique commis par un citoyen ou un client, mais 18 % des actes étaient le fait d’un collègue, d’un supérieur ou d’un employé subalterne.

Les chercheurs affirment que le secteur des affaires municipales est particulièrement exposé aux actes de violence, en raison des tâches qui impliquent «le contact avec le public, la manutention d’argent, l’application de réglementations, un lieu de travail mobile et le fait de travailler seul».

L’équipe de recherche souligne que ces actes de violence peuvent entraîner des conséquences psychologiques importantes tant chez les victimes que chez les témoins. Les effets les plus fréquents sont l’irritabilité, des difficultés de sommeil et l’évitement, et, dans des cas plus graves, l’anxiété, la dépression et des troubles psychosomatiques. Les chercheurs ont également identifié des conséquences sur le travail, soit une baisse de productivité et des arrêts de travail.

Un sujet tabou

Bien qu’une forte majorité des répondants considèrent que la violence n’a pas sa place au travail, plus du tiers d’entre eux craindraient d’être jugés par leurs collègues ou leur employeur s’ils se plaignaient de tels actes.

Près de la moitié des sondés disent d’ailleurs ne pas connaître les politiques de leur employeur relativement à la violence au travail. De plus, 60 % des répondants affirment que les ressources d’aide sont peu ou pas présentes dans leur milieu.

Partager