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Le plafond de verre des femmes gestionnaires

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En 2009, les femmes gestionnaires se cognent encore à un plafond de verre. Celles qui ont réussi à gravir les échelons jusqu’au sommet ont adopté des stratégies gagnantes.

«Au Québec, seulement 22 % des postes de cadres supérieurs sont occupés par des femmes», explique Julie Cloutier, professeure à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM. Malgré leur présence importante dans les facultés universitaires d’administration, les préjugés sexistes les empêchent encore d’obtenir des postes de vice-présidente ou de directrice générale. «On choisit des hommes parce qu’ils correspondent davantage à la conception qu’on se fait du pouvoir», soutient Isabelle Fortier, professeure à l’École nationale d’administration publique.

Quelles sont les embûches?

Les femmes luttent constamment contre plusieurs embûches pour parvenir à briser le plafond de verre.

La plus importante est qu’elles demandent davantage à concilier vie familiale et vie professionnelle. «Plus on monte dans la hiérarchie et plus les promotions sont octroyées en raison de l’engagement au travail. Celles qui n’acceptent pas toujours de faire des heures supplémentaires à cause de leurs responsabilités familiales sont considérées comme moins motivées», dit Mme Fortier.

De plus, les femmes sont moins présentes dans les réseaux informels, comme les 5 à 7 où se nouent d’importantes relations professionnelles, et elles auraient plus de difficultés à se trouver un mentor. Bref, les femmes gestionnaires continuent à se battre pour se tailler une place au soleil.

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