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Le gris porte conseil

À la veille de la retraite, il est possible de rester dans le coup sans bosser à cent milles à l’heure. Comment? En mettant à profit son expertise…

Du boulot pour les plus de cinquante ans, il y en a! Luc Brunet, professeur en psychologie du travail et des organisations à l’Université de Montréal, soutient que les secteurs de l’enseignement, de la santé et de la construction recherchent activement des travailleurs.

Le hic, selon lui, c’est qu’en acceptant ces postes, les préretraités se retrouvent souvent avec les mêmes horaires chargés que les plus jeunes. Pour ceux qui veulent mettre la pédale douce, c’est raté.

La solution? La consultation et le mentorat. Deux marchés qui, selon Jean Métivier de la firme de recherche de cadres Métivier Groupe Conseil, gagnent la palme chez les quinquagénaires, car ils permettent de travailler moins, sans changer de domaine d’activité.

Le savoir grisonnant

Le consultant donne des conseils concrets reliés à son expertise, son domaine. Il le fait pour gagner un revenu. «Il travaille à son compte ou pour une entreprise de consultation. Il peut facilement le faire à mi-temps», dit M. Métivier.

Le mentor, lui, œuvre gratuitement. «Il a envie d’aider la génération montante, de partager son savoir tacite. Ça lui permet de garder un pied sur la planète travail», explique Diane Doyon, consultante en développement professionnel et organisationnel. Semble-t-il que ces deux options soient de bon augure : «Les cheveux gris et les conseils, c’est une combinaison gagnante!» conclut M. Métivier.

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