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La gestion des compétences, c’est quoi?

Gérer les compétences de vos employés, c’est maximiser celles qu’ils ont déjà et les aider à développer celles qui leur font défaut.

Typiquement, «un emploi nécessite de 12 à 15 compétences», dit Pierre Charbonneau, associé chez Raymond Chabot Ressources Humaines, une firme montréalaise de services-conseils. Certaines d’entre elles sont plutôt générales : entretenir de bonnes relations avec ses collègues, savoir les écouter et bien communiquer. D’autres sont plus spécifiques : par exemple, un technicien de laboratoire doit savoir calibrer des appareils de mesure.

Si tous vos employés ont les compétences requises pour effectuer leur travail correctement, tout devrait bien aller. Sinon, il faudra les former ou leur confier des tâches qui collent mieux à leurs talents. Mais avant toutes choses, une bonne évaluation s’impose!

Une méthode exigeante

L’approche appelée «gestion des compétences» est arrivée au Québec il y a une dizaine d’années, «essentiellement dans le but d’augmenter la productivité», dit Roland Foucher, responsable du doctorat en relations industrielles à l’Université du Québec en Outaouais.

Cette méthode est exigeante pour les gestionnaires, qui doivent déterminer les compétences de leurs travailleurs, ainsi que celles nécessaires aux divers emplois. Cela nécessite d’observer les employés, de les questionner sur leurs mandats ou de leur faire passer des tests.

L’avantage? Voir plus clairement les besoins en formation et en recrutement, entre autres. Les gestionnaires y gagnent aussi une main-d’œuvre plus flexible. En effet, ils s’aperçoivent parfois que deux postes exigent des compétences semblables. En d’autres mots, que des employés peuvent passer de l’un à l’autre poste.

Pour l’instant, peu de PME ont adopté la gestion par compétences, parce qu’elle est très exigeante en temps et en ressources humaines.

Par contre, presque toutes les grandes entreprises l’utilisent, au moins pour évaluer certains postes, et ce, qu’elles œuvrent en santé, en finance ou dans la haute technologie. En fin de compte, cette approche semble donner de bons résultats et serait bien plus qu’une simple mode!

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