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Kris Young, entraîneur vidéo de l’équipe féminine de hockey

Photo : Kristin Lipscombe

Kris Young, entraîneur vidéo de l’équipe féminine de hockey
Photo : Kristin Lipscombe

Un baccalauréat en études cinématographiques peut mener à tout, même aux Olympiques. En tant qu’entraîneur vidéo, Kris Young aide l’équipe canadienne féminine de hockey à voir et à comprendre ce qui la fait gagner ou perdre.

Kris Young, c’est le gars des vues.

Bien qu’il soit entraîneur, le trentenaire n’est jamais derrière le banc des joueuses pendant une partie. On le retrouve plutôt penché sur son ordinateur dans le vestiaire ou les gradins. «Je suis à l’arrière-scène. Après un match ou entre les périodes, je permets aux filles de voir en vidéo des choses qu’elles ne voient pas pendant qu’elles sont concentrées sur le jeu.»

Au total, l’équipe féminine a cinq entraîneurs à temps plein : un entraîneur-chef, deux assistants, un coach pour les gardiennes de but, et Kris. «Des entraîneurs pour certaines compétences comme le coup de patin et les tirs viennent aussi de temps à autre», ajoute le spécialiste de l’image.

Le hockey en héritage

Fils d’un ex-joueur du club-école des Red Wings de Détroit, Kris Young a toujours été un grand fan de hockey.

Après avoir œuvré dans l’administration des Bulldogs de Hamilton, le club-école des Canadiens de Montréal, il a travaillé quatre ans comme entraîneur vidéo à temps partiel pour cette équipe. «Je faisais du montage depuis mes études à l’université», raconte celui qui rêve de réaliser un long métrage. Son baccalauréat en études cinématographiques et son certificat d’études supérieures en technologie appliquée de l’information, obtenus avant son arrivée chez les Bulldogs, faisaient de lui le candidat idéal.

En 2011, il a contacté Hockey Canada, qui l’a fait travailler avec des hockeyeuses de différents niveaux avant de lui confier l’équipe constituée pour Sotchi. «J’ai déménagé avec ma famille à Calgary l’été dernier», raconte-t-il.

Capter ce qui compte

Pendant un match, une caméra opérée par un autre employé de Hockey Canada ou par les réseaux de télévision envoie un signal dans son ordinateur. L’entraîneur vidéo marque l’enregistrement aux moments importants : une passe déterminante, un arrêt réussi, un tir raté. «À la fin de la partie, j’aurai relevé huit ou neuf cents éléments. Les autres entraîneurs étudient ces segments avec les filles.»

Il saucissonne de la même façon les matchs des Finlandaises ou des Américaines. «Ça permet de détecter les tendances des adversaires.»

Kris Young monte parfois sur la glace pour filmer les sessions de perfectionnement à l’aide d’un iPad. «Les filles peuvent voir instantanément ce qui cloche», raconte-t-il.

Il produit également des vidéos pour motiver les joueuses avant un match important. «Ça peut comprendre des images des filles qui soulèvent des poids ou qui courent sur un fond de musique qu’elles aiment. Ça leur rappelle qu’elles ont travaillé fort pour en arriver là.»

Le repérage

Voilà plusieurs mois qu’à raison de six jours par semaine, Kris Young prépare les athlètes en vue du tournoi de Sotchi. Il vivra lui-même son baptême olympique.

«J’ai hâte! On a déjà pu visiter la ville en septembre dernier. On a joué quelques matchs contre les Russes là où la majorité de nos parties auront lieu. On a évacué l’aspect touristique du voyage, alors on y retournera juste pour faire notre boulot : ramener la médaille d’or à la maison.»

Dans ce dossier sur les Jeux olympiques de Sotchi :

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