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Profession : ingénieur en génie mécanique

Certains mythes ont la vie dure. La profession d’ingénieur mécanique est bien souvent associée aux mains sales et aux pantalons tachés d’huile. Mais la réalité est tout autre. Bachelier en génie mécanique de l’Université de Sherbrooke, Yann Bergeron travaille plutôt dans un bureau, les yeux rivés à un écran d’ordinateur.

Rôle et tâches

Depuis septembre 2003, le jeune ingénieur travaille comme consultant en génie mécanique à Drummondville pour Teknika HBA, une grande firme de génie-conseil qui compte plus de 700 employés. L’entreprise, qui possède des bureaux dans différentes villes au Québec, s’occupe notamment de projets en lien avec la construction ou la rénovation d’hôpitaux, d’écoles, d’immeubles à bureaux, d’usines, etc.

Yann Bergeron est responsable de la gestion et de la coordination de projets. «Je peux travailler de front à quatre ou cinq projets différents.» Lors de la construction d’un bâtiment par exemple, il veille à ce que tous les intervenants respectent le budget et l’échéancier établis pour l’installation des systèmes de chauffage, de ventilation, de plomberie, etc.

Pour mener à bien le projet, il y a plusieurs coups de téléphone à donner auprès des fournisseurs. Il y a aussi des appels d’offres à préparer, c’est-à-dire des procédures qui permettent d’obtenir différentes soumissions afin de choisir les fournisseurs aux meilleurs coûts possible. L’ingénieur doit aussi superviser la fabrication et l’assemblage des systèmes conçus.

Par exemple, pour élaborer un système de ventilation adapté aux particularités d’un bâtiment en rénovation, Yann Bergeron joue l’homme-orchestre. Il doit d’abord demander à un travailleur d’aller cueillir différentes informations sur les lieux des travaux, comme des données techniques sur le bâtiment et ses composantes. Une fois ces relevés en main, l’ingénieur effectue, à l’aide de techniciens et de concepteurs, les calculs qui vont lui permettre de concevoir sur papier un système adapté aux besoins du client.

Qualités recherchées

Le travail d’un ingénieur, enseigne-t-on aux étudiants à l’université, s’apparente davantage à celui d’un communicateur que d’un technicien. Yann Bergeron est en mesure aujourd’hui de le confirmer. La génération des ingénieurs de l’âge de son père, soutient-il, s’appliquait à faire toutes sortes de calculs dans son travail quotidien.

Il y a maintenant des outils efficaces pour faire ces calculs. «On devient plus un coordonnateur, un communicateur et un pivot. Dans le fond, notre rôle, c’est d’en arriver à un résultat.»

Pour assumer ce travail de coordination avec les clients, les fournisseurs et les entrepreneurs, il faut aimer discuter avec les gens. Il faut également être en mesure de savoir bien les diriger. Bref, un ingénieur de projet doit être polyvalent et aimer travailler en équipe.

Défis et perspectives

À leur sortie de l’université, les diplômés en génie mécanique peuvent s’attendre à faire face à un marché de l’emploi qui est stable et intéressant, selon Yves Mercardier, directeur du Département de génie mécanique à l’Université de Sherbrooke. Il faut savoir que le domaine du génie mécanique ne connaît pas les cycles en forme de montagnes russes qu’éprouve, par exemple, le secteur du génie civil.

«Nous, c’est toujours régulier. Pourquoi? Parce qu’il y a une bonne diversité dans les emplois.» Au Québec, on trouve plusieurs ingénieurs mécaniques dans les petites, les moyennes et les grandes entreprises. Certains travaillent du côté des organismes publics, alors que d’autres choisissent plutôt d’œuvrer au sein de cabinets de consultants.

«Là où on peut s’inquiéter, indique Yves Mercardier, c’est pour le segment des ingénieurs qui voient au bon fonctionnement des usines et à la gestion du personnel qui y travaille.» Le déplacement de certaines activités manufacturières vers des pays comme l’Inde ou la Chine les expose davantage à des pertes d’emplois. 04/07

Il faut être membre de l’Ordre des ingénieurs du Québec pour porter le titre d’ingénieur.

Horaires et milieux de travail

  • Au Québec, on trouve un grand nombre d’ingénieurs mécaniques dans les domaines de la fabrication des véhicules de loisir, de la transformation des métaux comme l’aluminium et du génie-conseil.
  • Les diplômés y occupent des postes de consultants, administrateurs, directeurs d’usine, chefs de service.
  • De 10 à 15 % des diplômés en génie mécanique sont des femmes.
  • Régulier, l’horaire de travail est souvent de 8 h à 17 h, cinq jours par semaine.

Champs d’intérêt

  • aime concevoir et créer des systèmes mécaniques
  • se passionne pour la résolution de problèmes
  • aime le travail en équipe
  • aime créer, imaginer, inventer

Aptitudes

  • esprit innovateur et débrouillard
  • polyvalence et capacité d’adaptation
  • capacité à transmettre et à vulgariser de l’information
  • très bon sens de la communication et de l’écoute
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