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Faute de diplômés, embaucher à l’étranger?

Quelque 80 des 130 programmes de formation les plus prometteurs en 2013 sont issus des études professionnelles et techniques (DEP et DEC), soit près des deux tiers, selon le tout dernier Bilan des perspectives du marché du travail 2013 de Jobboom dévoilé aujourd’hui.

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Les carrières d’avenir.

«Le déséquilibre entre l’offre et la demande est saisissant dans plusieurs de ces programmes de formation cruciaux pour l’économie du Québec, et souvent de façon récurrente depuis nombre d’années», a affirmé Patricia Richard, directrice générale de l’information de Jobboom, au cours d’une conférence de presse qui s’est tenue ce matin au Collège de Maisonneuve. «La situation est telle que, faute de diplômés, les entreprises sont parfois contraintes de recruter des travailleurs à l’étranger afin d’assurer leur croissance», a-t-elle poursuivi.

En 2012, des employeurs ont dû se tourner vers l’embauche de 65 soudeurs et 20 machinistes hors du pays, selon les données du Comité sectoriel de la main-d’œuvre dans la fabrication métallique industrielle, citées dans le guide Les carrières d’avenir 2013, dont la conférence de presse marquait aussi le lancement.

Ce manque à gagner se reflète dans les établissements offrant ces programmes. Dans le cas du diplôme d’études professionnelles (DEP) en Soudage-montage, la main-d’œuvre formée est si difficile à trouver que certains employeurs proposent un travail à temps partiel, durant leurs études, aux futurs soudeurs. Cet état de fait se présente, entre autres, au Centre de la Croisée, à Donnacona, et au Centre de formation professionnelle Dolbeau-Mistassini. Dans ce dernier établissement, les responsables du département estiment recevoir des appels d’employeurs toutes les semaines; pourtant, la cohorte de 2012 ne comptait que 19 diplômés. Alors que du côté du DEP Techniques d’usinage, la trentaine de diplômés de l’École professionnelle de Saint-Hyacinthe a pu consulter près de 80 offres d’emploi en 2012.

D’ailleurs, selon les données de la Relance au secondaire en formation professionnelle, le nombre de diplômés du DEP Soudage-montage a diminué de 1 308 en 1998-1999 à 983 en 2009-2010. Du côté du DEP Techniques d’usinage, le nombre de diplômés a chuté de moitié en 10 ans, passant de 1 123 à 510.

65 offres pour 13 diplômés

Le programme Techniques de bureautique souffre aussi du peu d’intérêt des étudiants à l’endroit du domaine. Le Cégep de Drummondville a formé 9 diplômés en 2012, alors qu’au Collège Montmorency, la cohorte ne comptait que 10 personnes. Des diplômés qui ont eu l’embarras du choix à la fin de leurs études.

Le même manque à gagner s’observe pour Technologie de la géomatique, un programme qui présente pourtant un taux de chômage de 0 % pour ses deux spécialisations (Cartographie et Géodésie). Au Cégep Limoilou, les 13 diplômés de la cohorte du printemps 2012 se sont partagé 65 offres d’emploi, tandis qu’au Cégep de l’Outaouais les 7 finissants spécialisés en cartographie ont pu consulter 14 offres d’emploi. L’établissement déplore d’ailleurs la difficulté à recruter des étudiants dans ce programme, alors que la demande est bien présente.

La tentation des études supérieures

Autre facteur qui influence la situation : plusieurs diplômés du collégial décident de poursuivre leurs études, ce qui accentue l’effet de rareté pour cette catégorie de travailleurs diplômés de programmes recherchés. C’est le cas des finissants de Techniques de l’informatique. Le Collège Montmorency, à Laval, reçoit chaque mois au moins trois offres d’emploi pour ces finissants, qui étaient 35 en 2012. Comme nombre d’entre eux ont opté pour l’université, plusieurs offres sont restées sans preneur. Selon les données de la Relance au collégial en formation technique, 56,2 % des 484 diplômés de 2011 spécialisés en informatique de gestion ont continué leur cheminement scolaire.

Une tendance qui s’observe dans plusieurs autres programmes, comme Technologie du génie civil (45,1 % des diplômés poursuivent leurs études), Techniques de génie mécanique (50 %), Technologie de la mécanique du bâtiment (35,6 %) et Technologie de l’architecture (39,8 %).

Des conditions de travail compétitives

«À titre indicatif, les salaires de départ dans plusieurs de ces domaines sont supérieurs au salaire moyen des Québécois. Par exemple, un technologue en génie civil touche en moyenne 871 $ par semaine dès son entrée sur le marché du travail», a rappelé Patricia Richard. Parmi la sélection des formations gagnantes de Jobboom en 2013, plusieurs DEP offrent aussi des salaires hebdomadaires alléchants, comme Forage et dynamitage (1 610 $), Conduite de grues (1 601 $) ou Extraction de minerai (1 387 $). Au collégial, les programmes Technologie minérale (spécialisation en exploitation) (1 025 $ par semaine), Acupuncture (829 $ par semaine) et Technologie de l’électronique industrielle (839 $ par semaine) font également bonne figure.

Certains de ces programmes sont contingentés, comme c’est aussi le cas de plusieurs programmes à l’université offrant une excellente rémunération. Reste que ces salaires hebdomadaires se comparent très bien à ceux que reçoivent certains diplômés universitaires, comme les enseignants au secondaire (802 $), les physiothérapeutes (908 $) ou les criminologues (797 $). «Les conditions de travail sont liées en partie avec le niveau de formation, mais ce n’est pas la seule chose qui les influence. Le secteur de travail, la demande ainsi que la grosseur de l’entreprise sont également à prendre en compte. Retenons qu’aux trois niveaux scolaires, il y a des domaines qui offrent de très bonnes conditions d’emploi et d’autres, de moins bonnes conditions», a conclu Patricia Richard.

Cette conférence de presse marquait également le lancement du guide Les carrières d’avenir 2013, qui s’est déroulé au Collège de Maisonneuve en présence de Gilles Chapadeau, député de Rouyn-Noranda–Témiscamingue et adjoint parlementaire de la ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Agnès Maltais, Josée Bouchard, présidente, Fédération des commissions scolaires du Québec; Jean Beauchesne, président-directeur général, Fédération des cégeps; Jocelyne Cyr, vice-présidente de la Commission scolaire de Montréal et commissaire de Cartierville; Pierre Rivet, directeur de l’enseignement coopératif, École de technologie supérieure; Réginald Lavertu, directeur général du Collège de Maisonneuve; et Patricia Richard, directrice générale de l’information de Jobboom.

Pour en savoir plus

Le guide Les carrières d’avenir 2013 découle d’une importante enquête menée entre juin et décembre 2012 auprès de quelque 300 intervenants des milieux industriel, professionnel et scolaire. L’ouvrage de près de 300 pages regroupe les statistiques les plus récentes ainsi que les analyses et l’information essentielles à la compréhension du marché du travail québécois.

Cette 16e édition est notamment le fruit de la participation du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale du gouvernement du Québec, du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, de la Fédération des commissions scolaires du Québec, de l’École de technologie supérieure et de HEC Montréal.

  • Une sélection de plus de 130 formations gagnantes
  • L’emploi dans les 17 régions du Québec
  • Une tournée des secteurs de l’économie

Les carrières d’avenir 2013, Jobboom, 274 pages, 19,95 $
http://jobboom.com/carrieresdavenir

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Source : Jobboom

Jobboom est un média expert dans la connaissance du marché du travail. Numéro un du recrutement en ligne au Québec, le site Jobboom.com compte plus de 2 millions de membres à l’affût de milliers d’offres d’emploi affichées chaque année dans 16 secteurs d’activité. Jobboom est également actif sous les bannières Jobboom Mobile, Jobboom Formation et Jobboom Pigistes. Chef de file dans le domaine de l’information sur la carrière et le marché de l’emploi, Jobboom publie aussi des guides d’aide à l’orientation professionnelle, dont le succès de librairie annuel Les carrières d’avenir, et le Magazine Jobboom, seule publication gratuite entièrement consacrée au monde du travail, imprimée cinq fois par année à 100 000 exemplaires. Jobboom inc. est une filiale de Vidéotron s.e.n.c.

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