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Être payé pour aller travailler à vélo

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25 centimes du kilomètre : c’est ce que des travailleurs français pourraient bientôt toucher en enfourchant leur bécane pour se rendre au boulot.

Le ministre français des Transports, Frédéric Cuvillier, a lancé mercredi un plan national pour favoriser les déplacements à vélo. L’objectif est double : améliorer la santé des Français et réduire le nombre de voitures dans les rues. Pour l’instant, à peine 2 % des Français pédalent jusqu’au travail, selon les estimations.

Le plan comprend 25 mesures, dont la fameuse «indemnité kilométrique vélo». Les employeurs français sont déjà tenus de rembourser la moitié du prix d’un abonnement à un service de vélo en libre-service, semblable au Bixi québécois, si un employé en fait la demande. Le gouvernement souhaite qu’un incitatif financier soit aussi offert aux employés qui utilisent leur propre vélo.

Au départ, aucune obligation ne pèsera sur les employeurs. Le ministère des Transports les incitera d’abord à offrir volontairement ces 25 centimes du kilomètre. «Certaines entreprises sont intéressées, a indiqué le ministère au journal La Croix. Le vélo améliore à la fois la santé des salariés et leur ponctualité.» À terme, le gouvernement pourrait même payer pour ces indemnités.

Le gouvernement veut aussi favoriser l’installation de stationnements sécuritaires pour les vélos. À partir de 2015, les tours de bureau disposant d’un stationnement auront l’obligation de créer un espace pour les bicyclettes.

Des récompenses pour l’usage du vélo existent déjà dans d’autres pays d’Europe. L’indemnité est de 15 centimes du kilomètre au Royaume-Uni, de 19 centimes aux Pays-Bas, de 22 en Belgique, et de 24 à 47 en Autriche, d’après BFMTV. L’implantation d’une telle mesure en Belgique a eu pour effet de hausser l’utilisation du vélo de 50 %, rapporte TF1.

Au Québec, 1,3 % des travailleurs se déplacent à vélo vers leur lieu de travail, selon les données de 2011 de Statistique Canada.

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