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Devenir son propre patron

Pour faire le saut vers le travail autonome, il faut pouvoir résister au stress, prévoir un coussin financier et… dénicher des clients. Un processus moins dur qu’il n’y paraît!

Lucille Picard a fondé son entreprise de secrétariat virtuel quand son poste d’adjointe administrative a été aboli en 2006. «Je ne trouvais pas de poste avec un salaire et des défis à la hauteur de mes 30 années d’expérience», dit-elle.

Désormais, le Centre d’affaires Maizerets gère les appels d’une dizaine d’entreprises. Qu’il s’agisse de diriger les élèves d’une école de gestion ou de louer des appartements à des touristes pour un petit propriétaire, Mme Picard s’occupe de tout!

La bonne personnalité… et la bonne idée!

«Pour être son propre patron, il faut avoir le bon profil : par exemple, être tolérant au risque, faire preuve de persévérance, d’autonomie et de détermination», dit Isabelle Beauchesne, conseillère en gestion – développement de l’entrepreneuriat à la Corporation de développement économique communautaire Ahuntsic-Cartierville. Il faut aussi trouver un service ou un produit qui répond à une demande et déterminer ce qui le démarque de la concurrence.

Vient ensuite l’étape du financement. Vous devez estimer les coûts du démarrage. «N’oubliez pas d’ajouter au coût de vos outils, vos dépenses personnelles pendant au moins trois mois, le temps que votre entreprise décolle», dit Mme Beauchesne. Pour éviter la faillite, gardez en tête que votre financement, appuyé de vos ventes, devra au moins couvrir vos coûts de démarrage.

Enfin, trouvez vos clients. Pour ce faire, publiez une annonce, joignez-vous à une association professionnelle ou contactez des entreprises. Pour vendre des sonnettes de bicyclette, par exemple, communiquez directement avec les magasins spécialisés. Mais pour faire connaître un restaurant, publiez plutôt une annonce dans le journal du quartier.

Appeler tous ses amis

Lucille Picard a appelé amis, famille et anciens collègues. «Je leur offrais mes services et je leur demandais de me recommander [auprès d’autres personnes]», dit-elle. Cela a fonctionné, mais il lui a fallu six mois pour vivre de son commerce.

Bref, «avant de démissionner de votre emploi actuel, attendez qu’il vous empêche d’accepter des contrats», conseille Isabelle Beauchesne. Le plus important sera alors de satisfaire vos clients, que vous en ayez un seul gros ou 40 petits!

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