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Profession : géologue de projets

Photo : Compagnie minière IOC

Élise Bourgault est géologue de projets pour le producteur d’or Mines Aurizon. Elle travaille principalement sur le chantier aurifère de mise en valeur Joanna, situé à 20 km à l’est de Rouyn-Noranda, en Abitibi-Témiscamingue.

«Je compile les données des travaux de géologie faits sur le gisement comme le forage et la collecte d’échantillons, dit-elle. À partir de ces données, j’interprète les informations sur la géologie existante et sur les teneurs en or du gisement.»

«Le but est de m’aider à planifier l’emplacement des cibles de forage à des endroits où l’on a des chances de trouver un maximum d’or, explique Élise. Je planifie quelles seront les caractéristiques des prochains trous de forage comme leurs coordonnées de surface, leur orientation et leur profondeur dans le sol.» Lorsque l’entrepreneur en forage est à l’oeuvre, Élise supervise l’équipe, composée de géologues et de techniciens en géologie, qui va sur le terrain identifier les sites de forage et décrire les carottes récoltées. «Après l’analyse en laboratoire de la teneur en or des carottes, je peux mieux évaluer la distribution de l’or dans le gisement. Je rectifie les différentes cibles de forage au besoin.»

Ma motivation

«J’ai eu la chance de voir grandir le projet Joanna sur lequel je travaille depuis 2007, commente Élise. Chaque fois qu’on obtient de bons résultats ou qu’on franchit une nouvelle étape, j’en tire une grande satisfaction.» La géologue de projets a bon espoir de voir Joanna devenir bientôt une mine d’or en production.

Élise apprécie le fait d’avoir occupé diverses responsabilités depuis ses débuts. «Le géologue qui débute est souvent sur le terrain. Mais par la suite, il peut davantage s’impliquer dans la planification, puis la supervision de projets et de personnel. La profession offre une progression de carrière intéressante.»

Mon conseil

«Je conseille fortement aux étudiants en géologie de travailler dans le domaine minier durant l’été, dit Élise. C’est le meilleur moyen de tâter le terrain pour comprendre le travail du géologue.» C’est là, entre autres, qu’Élise a appris à décrire des carottes et qu’elle a pu avoir la confirmation que l’environnement et les conditions de travail de l’industrie minière lui convenaient. Elle ajoute qu’il faut être prêt à travailler en région éloignée, avec des horaires de travail variables, pour apprécier la profession.

Mon parcours

Élise est titulaire d’un baccalauréat en géologie obtenu en 2003 à l’Université Laval. Elle a d’abord travaillé comme chargée de projets en exploration et production pour une compagnie aurifère, puis comme géologue d’exploration pour le consultant d’une mine de diamants, avant d’être embauchée par Mines Aurizon en décembre 2006. 04/11

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Cet article est tiré du guide
50 carrières de l’industrie minière, publié en collaboration avec le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des mines.

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