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Métier : technicienne en géologie

Photo : IAMGOLD

Katy Lafontaine, technicienne en géologie, travaille pour la compagnie aurifère Mines Aurizon. Elle traite les données des projets d’exploration et de mise en valeur de l’entreprise.

Les carottes de forage recueillies sur les différents sites en Abitibi-Témiscamingue et dans le Nord-du-Québec sont sciées en deux par des journaliers, et une moitié de chacune d’elles est envoyée en laboratoire. Là-bas, ces échantillons sont broyés et analysés pour évaluer leur teneur en or.

«Je reçois ces résultats que je transfère dans des banques de données, explique la technicienne. Cet exercice permet de connaître les teneurs en or des divers endroits forés. Pour m’assurer qu’on n’a pas surévalué la concentration d’or, j’insère des échantillons dont on connaît déjà la valeur dans le lot. Nous refaisons aussi analyser systématiquement les échantillons par un deuxième laboratoire.» Si les résultats diffèrent, la technicienne relance une troisième analyse pour les carottes issues du même forage.

Katy fait également des dessins techniques qui illustrent, entre autres, l’avancée des travaux de forage. Cela permet de savoir si certaines zones devraient être délaissées ou au contraire explorées davantage.

Ma motivation

«Depuis longtemps, je suis attirée par différents aspects de la géologie, relate Katy. Je ne pensais pas que je pourrais transformer cet intérêt en travail. C’est ce que j’ai découvert avec plaisir au cégep.» Ce qu’elle trouve stimulant dans son métier, c’est d’obtenir des résultats montrant la présence d’or sur un site. «Lorsqu’on reçoit les résultats d’analyse, on a parfois de belles surprises, dit la technicienne. Quand les nouveaux lieux d’exploration sont riches en or, c’est toujours motivant!»

Katy apprécie son travail de bureau, mais elle aime aussi être appelée en renfort sur le terrain pendant la période estivale. Elle cartographie alors le sol et prend des échantillons de roches à la surface.

Mon conseil

Le technicien en géologie n’est pas toujours confiné dans un bureau, indique Katy. «Il faut être prêt à travailler sur le terrain. Lorsqu’on travaille pour une mine en exploitation, par exemple, la moitié du boulot se déroule à l’intérieur de la mine. Le technicien en géologie va cartographier et prélever des échantillons sous terre et revient au bureau dessiner ce qu’il a vu.» Par ailleurs, la patience, la minutie et la constance sont indispensables, entre autres pour ne pas faire d’erreur quant à la teneur en or des échantillons.

Mon parcours

Katy a obtenu un diplôme d’études collégiales en technologie minérale, profil géologie, au campus Rouyn-Noranda du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. Elle a effectué un stage durant ses études chez Agnico-Eagle en 2002 et un autre aux Mines Aurizon en 2003. Cette dernière entreprise l’a engagée comme technicienne en géologie en 2004, où elle a débuté à la mine Casa Berardi. Depuis 2007, elle travaille sur les projets d’exploration de la compagnie. 05/11

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Cet article est tiré du guide 50 carrières de l’industrie minière, publié en collaboration avec le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des mines.

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