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Métier : Technicienne de laboratoire (chimie analytique)

Photo : Compagnie minière IOC

À l’étape de l’exploration, les entreprises minières prélèvent des échantillons de roche dans le sol pour en analyser le contenu. Les tests effectués déterminent si une zone contient une concentration d’un métal suffisante pour en justifier l’exploitation. Christine Carroll est technicienne de laboratoire pour la mine Casa Berardi du producteur d’or Mines Aurizon, située au nord de La Sarre, en Abitibi-Témiscamingue. C’est elle qui gère le laboratoire où sont mesurées les teneurs en or des échantillons prélevés par l’entreprise.

Ces échantillons sont analysés à différentes étapes, par exemple lors du broyage et de la lixiviation au carbone. L’or et l’argent contenus dans les échantillons sont isolés des autres composants à l’aide de procédés chimiques. «Je soumets ensuite les billes produites à deux attaques chimiques : l’une pour dissoudre l’argent, l’autre pour transformer l’or en solution afin d’en lire la teneur en or pur.» Christine informe le personnel concerné des résultats obtenus et rédige les rapports d’analyse.

Ma motivation

«Mon intérêt pour les sciences et la chimie m’a guidée dans ce choix de carrière, indique Christine. J’aimais manipuler des instruments de laboratoire et observer des réactions chimiques.»

Au boulot, elle apprécie les relations avec les collègues qui ont recours à son expertise, qu’ils soient surintendants, métallurgistes, géologues ou techniciens en métallurgie et en géologie. Christine aime également diriger le laboratoire d’analyse. «C’est moi qui répartis le travail et en vérifie la qualité. Je m’assure aussi du respect des normes de sécurité et du bon fonctionnement des appareils.»

Mon conseil

Le technicien de laboratoire doit nécessairement être méthodique, ordonné et organisé, dit Christine. «Je peux analyser 200 échantillons par jour. Si, par de mauvaises manipulations, je fausse les résultats des tests, cela peut entraîner des pertes de revenus pour la mine. Par exemple, si les résultats démontrent à tort que le minerai contenu dans la roche d’une section de la mine ne contient pas suffisamment d’or pour être exploité, l’entreprise va passer à côté du précieux métal.»

Mon parcours

Après avoir travaillé cinq ans dans le domaine de la cartographie, Christine est retournée aux études en 1988. Elle a obtenu une attestation d’études collégiales en chimie analytique au Collège de Valleyfield. Elle a travaillé comme technicienne dans un laboratoire privé, puis dans deux compagnies aurifères, avant d’être engagée par Mines Aurizon en 2006. 05/07 (Mise à jour 04/11)

NDLR : Les personnes citées dans ce texte peuvent avoir changé d’emploi depuis l’entrevue, mais leur témoignage demeure utile à la compréhension du métier illustré.

Cet article est tiré du guide
50 carrières de l’industrie minière, publié en collaboration avec le Comité sectoriel de main-d’œuvre de l’industrie des mines.

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